Sur la route à moto avec un café, un livre, #Spotify et un appareil photo | On the road on a motorbike with a coffee, a book, #Spotify and a camera
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En temps de pandémie : Gurnigel et Jaunpass à moto (10.5.2020)

Je crois bien que c'est la première fois que j'ai attendu quasiment mi-mai pour franchir à moto mes premiers cols de l'année. Encore un effet de la pandémie comme si encore il nous fallait une nouvelle preuve que cette année 2020 devait être particulière.

En ce dimanche 10 mai, le départ a lieu un peu avant midi, direction Châtel-St-Denis, puis autoroute jusqu'à Bulle. A la sortie de Bulle, l'objectif est de rejoindre Zollhaus pour m'engager ensuite en direction du Gurnigel. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas pris cet itinéraire. Je me souviens de la première sortie en 2010 avec BlackPearl et de la glace et de la neige encore présentent au bord de et sur la route.

Ce dimanche marque également le dernier jour de la fermeture des établissements publics. A partir de demain, ils pourront rouvrir sous conditions dont celle de composer des tables de quatre personnes au maximum et de faire respecter la distanciation sociale (2 mètres) entre les tables. Nous sommes en quelque sorte à la fin d'une ère particulière qui a duré huit semaines.

En traversant Le Pont ou Le Mouret, les effets de la pandémie sont évidents, même pour un dimanche. Alors que nous sommes le dimanche de la Fête des mères, la succession de café-restaurants fermés donne une impression, à chaque fois, de villes ou villages quasiment fantômes.

Cependant l'auberge de la Croix-Blanche au Pont vend des repas à l'emporter, via un guichet. Devant ce dernier, les clients sont sagement alignés les uns derrière les autres en respectant les deux mètres de distance. Le même scénario se répète devant les boulangeries ouvertes ce dimanche.

Nos vies ont basculé et changé très fortement en huit semaines. De nouvelles habitudes sont prises. Ces scènes sont devenues celles du quotidien. D'apparence tout paraît normal. Et en fait, il n'en est rien. Il faudra cependant s'y faire pour un bon moment encore.

Il fait déjà chaud, mais la pluie est annoncée pour l'après-midi. Plus je monte en direction du Gurnigel, plus la température baisse et le ciel s'obscurcit de nuages.

Sur la route, je rencontre peu de voitures, mais passablement de motos. Probablement un effet de la météo et de la pandémie.

Au sommet du Gurnigel, peu de voitures parquées et aucune terrasse ouverte, contrairement à d'habitude. Seules les motos sont relativement en nombre. Devant le restaurant Berghaus, la rubalise barre l'entrée fermée de l'établissement. Qu'en sera-t-il à partir de demain ?

Je redescends en direction de Thoune, puis je rejoins la route pour Zweisimmen. Dans la vallée, je m'arrête vers 13h45 pour une collation. Là, aussi la situation est nouvelle. Il faut désormais être autonome. Le cas échéant, il faut même penser prendre avec soi son papier de toilette. Là aussi il faut prendre de nouvelles habitudes. Qui vont durer malgré la réouverture des café-restaurants.

Je me suis d'ailleurs arrêté juste à côté de l'un d'eux. A l'intérieur, le patron s'affaire en prévision de la réouverture. La terrasse est prête. Les tables de quatre personnes sont bien espacées. Devant l'entrée, des affiches de couleur jaune indiquent les nouveaux horaires du restaurant et fournissent également des informations aux clients. Devant la diminution du nombre de couverts, il sera désormais nécessaire de réserver pour avoir une table, mais il ne sera pas possible de choisir sa table au moment de la réservation. Les clients seront placés à leur arrivée. Cette situation usuelle dans les établissements québécois ne l'est pas chez nous. Elle va le devenir durablement.

Chacun visiblement tâtonne et essaie de prendre ses marques.

Un peu avant deux heures, je reprends la route en direction du col du Jaun. A nouveau la circulation n'a rien à voir avec les dimanches d'avant. Toujours peu de voitures, peu de gens dehors dans les rues et passablement de moto en groupe. Même les vélos sont rares. La montagne nous appartient.

Petit arrêt au sommet du col du Jaun. Deux motos sont arrêtées. La mère, le père et le fils sont de sorties. Je m'arrête en respectant la distance sociale. Les motos suivantes qui s'arrêteront feront de même. Alors que généralement les motards parlent volontiers entre eux et se mélangent, là également les règles évoluent et c'est bizarre.

Le temps de manger une banane et de boire de l'eau et il est temps de reprendre la route. A 15h45, je mets définitivement pied à terre devant chez moi. Cette première sortie en montagne en temps de pandémie prend fin. Il faudra s'y faire et notamment le fait que les frontières sont actuellement fermées. Une bonne occasion de rester centré sur les cols suisses. Ils n'en manquent pas : https://www.motofun.ch/paessefahren.html

A suivre…

Et c’est vendredi...

Et soudain, tu prends ta pause café sur ta terrasse ☕️ et le soleil te terrasse ☀️Tu te mets à lézarder et ta motivation à retourner travailler dans ton bureau se lézarde. Et c’est vendredi...

https://twitter.com/lyonelkaufmann/status/1258691070453592065?s=12

Fetch The Bolt Cutters : Fiona Apple de retour avec un 5e album

Pour son cinquième album en vingt-cinq ans, "Fetch The Bolt Cutters", la chanteuse américaine Fiona Apple a choisi d'embrasser plusieurs registres et de se montrer tour à tour théâtrale, introspective, sauvage ou féministe.

Fiona Apple - I Want You To Love Me (Audio)(https://youtu.be/N541HLPeG6Y) Fiona Apple - I Want You To Love Me

Pour ce disque, Fiona Apple a tout enregistré dans sa maison. On pourrait alors penser « home studio », technologies à domicile, mais, ici, cette maison est présente au sens propre, puisque Fiona Apple la fait vibrer comme un instrument. Elle frappe les cloisons, le parquet, tout peut devenir percussion : un couvercle, un bidon. C’est un disque dans et avec une maison et le rythme est l'une de ses fondations.

Fiona Apple - Fetch The Bolt Cutters(https://youtu.be/emXYPRlVBas) Fiona Apple - Fetch The Bolt Cutters

Toujours très libres dans leurs formes, les treize chansons de Fiona Apple embrassent plusieurs styles. Ses chansons évoquent la maltraitance faite aux femmes, ses relations sentimentales ou sa précoce renommée trop lourde à porter. A 42 ans, l'Américaine a retrouvé un vrai mordant.

Mary Ellen Mark Immigrants Istanbul, Turquie 1965

Photo passeport de Mary Ellen Mark (1963)
400C-006-037 © Mary Ellen Mark

Grâce au dernier numéro de Réponses Photos (n0 332 mai-juin 2020), j'ai découvert la photographe Mary Ellen Mark (1941-2015) et sa photo ci-dessous prise à Istanbul en 1965.
Turkish Immigrants, Istanbul, Turkey, 1965, 501J-312-31X © Mary Ellen Mark

Réponses Photos m'apprend que Mary Ellen Mark s'est rendue en Turquie grâce à une bourse Fullbright. Les deux femmes de la photo apparaissent dans le hublot d'un bateau. Le noir et blanc rend plus intenses les regards des visages clairs sur ce fond sombre.

Par ailleurs, cette photo de ces immigrantes figure dans le premier livre publié par Mary Ellen Mark [Passport (1974). New York : Lustrum Press] et regroupant des photos prises entre 1963 et 1973.

Concernant Mary Ellen Mark, elle est née le 20 mars 1940 à Philadelphie et morte le 25 mai 2015 à New York. Elle est surtout connue pour ses reportages au travers des États-Unis, dans lesquels les portraits occupent une place prépondérante. Elle fait partie de l'agence Magnum entre 1977 et 1982.

M. E. Mark a pour thèmes de prédilection les exclus de la société : pauvres, fugueurs, prostituées, drogués, prisonnières. Principalement aux États-Unis, mais également à l'étranger comme pour la photo ci-dessus.
Sisters, Central Park, New York City, 1968, 401N-002-031 © Mary Ellen Mark

Elle construit ses reportages sur le long terme en suivant certaines familles pendant des années. Cette méthode la classe parmi les documentaristes, plutôt que les journalistes.

Woody Allen et Mia Farrow, studios Kaufman Astoria, New York, 1991, 215D-001-015 © Mary Ellen Mark

Elle a également été sollicitée sur des films par Francis Ford Coppola, Woody Allen ou Frederic Fellini.

Source des images : http://www.maryellenmark.com

Enseignement : Et si la pandémie s'était produite au début des années 1980, que se serait-il passé ?

Telle est l'intéressante question de Bruno Devauchelle dans sa 8ème chronique du confinement. Et voici sa réponse :

Imaginons un instant que la pandémie se soit produite avant la généralisation des outils numériques (dans les pays équipés). Un enseignement à distance désynchronisé aurait-il pu se mettre en place ? Pour qui se rappellent le CNED de l'époque, on imagine le désert... auquel il aurait fallu faire face. Les enfants, les jeunes auraient surement été à l'abandon. Mes élèves de CAP Hôtellerie ou Bac Pro Bureautique auraient été à l'abandon, soit dans des entreprises, soit chez eux, sans aucune possibilité de poursuivre leur scolarité. Certes les photocopieurs auraient tourné à plein régime, la Poste mise à contribution et surtout la télévision scolaire aurait tenté de reprendre la main. Il est intéressant de tenter cette modélisation et de la comparer à ce qui se passe aujourd'hui. Cela permettra de dégager les forces et les faiblesses de ce que nous sommes en train de vivre.

Source : Chronique d'un confinement 8

Pédagogie à distance : les enseignements du e‑confinement

Je note et j’adhère :

Si la continuité pédagogique consiste à faire de la télévision scolaire degré zéro, en plaçant un enseignant devant un tableau face caméra, c’est méconnaître toutes les avancées du e-learning et des pédagogies actives depuis, mais c’est reconnaître à quel point nos enseignants sont peu formés aux compétences numériques et médiatiques. Comme beaucoup de nos soignants, ils ont été envoyés au front de la continuité pédagogique sans masques et sans blouses, sans les gestes barrières numériques et les respirateurs pédagogiques indispensables.
J'ajouterai que le retour de la TV scolaire n'a pas été la moindre des surprises après qu'elle ait été abandonnée sans regret dans nos contrées.

https://youtu.be/hoWH2hFfiJQ

La « Maison Lumni », cours à distance diffusé sur France 4.

Mon conseil du jour consiste à vous conseiller la lecture fort interessante et inspirante de cet article de Divina Frau-Meigs, Professeure des sciences de l'information et de la communication.


-À lire :
https://theconversation.com/pedagogie-a-distance-les-enseignements-du-e-confinement-137327


Crédit image : https://www.shutterstock.com/fr/image-photo/high-angle-view-video-conference-teacher-1676998303

EnseignementDistance #e-learning

L'enseignement de l'histoire dans une période de changements et de défis | History Education Research Journal

Dans ce numéro d’avril 2020 de History Education Research Journal, les différentes contributions se positionnent relativement à la question de l’utilité de l’enseignement de l’histoire.

Arthur Chapman and Terry Haydn, éditeurs de ce numéro, estiment dans leur introduction qu’il est de la responsabilité de tous ceux qui sont impliqués dans l'enseignement de l'histoire de faire face aux menaces relativement à l'utilité de l'enseignement de l'histoire. Ils reprennent les propos d'Eric Hobsbawm (2005)1 :

to re-establish the coalition of those who believe in history as a rational inquiry into the course of human transformations, against those who distort history for political purposes

Petit aperçu des différentes contributions

Maren Tribukait considère les différences importantes entre les pays et
les cadres politiques internationaux relatifs à l'éducation à l'histoire et à la citoyenneté et au numérique l'alphabétisation, avec la réalité de l'école et la pratique des enseignants, tandis que Catriona Pennell et Mark Sheehan examinent les questions problématiques et importantes dans le domaine du souvenir de la guerre.

L'article de Heidi Knudsen examine le domaine de la manière dont les étudiants construisent le sens dans la classe d'histoire, en relation avec les textes et les tâches qu'ils sont dans leurs cours d'histoire, et leurs interactions dialogiques avec leurs professeurs d'histoire.

Joakim Wendell donne un aperçu de l'utilisation des faits contrefactuels dans le
l'enseignement de l'histoire, ainsi qu'un examen de la manière dont les étudiants traitent et utiliser des exercices contrefactuels dans leur exposition.

Sebastian Barsch analyse l'utilisation et l'impact des ressources en images animées dans la classe d'histoire comment le "récit numérique" façonne la conscience et la compréhension historiques des élèves.

Eleni Apostolidou et Gloria Solé comparent les idées des étudiants grecs et portugais sur l'identité nationale et la citoyenneté, à une époque où les questions d'identité ont joué un rôle très important dans les débats sur l'enseignement de l'histoire dans de nombreux pays.

L'étude de Yosanne Vella porte sur la façon dont les enseignants abordent la difficile tâche d'éduquer leurs les étudiants sur la "partialité" des sources historiques donne un aperçu d'une facette problématique de l'enseignement de l'histoire pour les enseignants de tous les pays.

Enfin, dans son article, Debra Donnelly rassemble la recherche, la théorie et la pratique des enseignants pour explorer comment les professeurs d'histoire peuvent utiliser l'image en mouvement de la manière la plus efficace possible.

II est à noter que l’ensemble de ces article est en OpenAccess. Il n’y a donc aucune raison de bouder son plaisir.

La table des matières :

Chapman, Arthur; Haydn, Terry : Editorial: History education in changing and challenging times, pp. 1-4(4)

Tribukait, Maren : Digital learning in European history education: Political visions, the logics of schools and teaching practices, pp. 4-21(18)

Pennell, Catriona; Sheehan, Mark : But what do they really think? Methodological challenges of investigating young people's perspectives of war remembrance, pp. 21-36(16)

Knudsen, Heidi Eskelund : History teaching as a designed meaning-making process: Teacher facilitation of student-subject relationships, pp. 36-50(15)

Wendell, Joakim : Qualifying counterfactuals: Students' use of counterfactuals for evaluating historical explanations, pp. 50-67(18)

Barsch, Sebastian : Does experience with digital storytelling help students to critically evaluate educational videos about history?, pp. 67-81(15)

Apostolidou, Eleni; Solé, Gloria : National-European identity and notions of citizenship: A comparative study between Portuguese and Greek university student teachers, pp. 81-99(19)

Vella, Yosanne : Teaching bias in history lessons: An example using Maltese history, pp. 99-114(16)

Donnelly, Debra : Using films in the development of historical consciousness: Research, theory and teacher practice, pp. 114-131(18)

Référence : History Education Research Journal, Volume 17, Number 1, April 2020, pp. 1-4(4)

https://tinyurl.com/rnuwutb (consulté le 5 mai 2020).


  1. Hobsbawm, E. (2005) ‘In defence of history’. The Guardian, 15 Janvier. En ligne :  

Tate Museum (Londres)

Fin janvier, nous avons profité pour faire un break le week-end à Londres. Dans le contexte actuel, cette escapade paraît bien lointaine. Le bruit du covid-19 commençais d'ailleurs à monter sans que cela nous ait inquiété plus que nécessaire. Aujourd'hui, nous paraissons presque comme avoir été inconscient.

Le dimanche, nous avons eu le grand plaisir, alors que le temps était mitigé de visiter le Tate Museum. Un must.

La vue sur Londres et la Tamise depuis le musée est également magnifique.

Les buildings aux alentours donnent quelques vertiges

Utiliser WordPress pour remplacer Google Docs ou Evernote (édition 2020)

En mai 2012, j'ai rédigé une série d'articles consacrés à la manière de procéder pour remplacer Google Docs ou Evernote par Wordpress. Cette série d'articles à rencontrer le succès jusqu'à aujourd'hui. Mais, depuis, Wordpress a évolué en passant de la version 3.5 à la 5.4 et certains des plugins présentés ont disparu. Il me paraît utile de proposer un point de situation.

En préambule, si Google Docs n'a cessé de réunir de nouveaux adeptes et est LA référence du traitement collaboratif en ligne, Evernote peine depuis très largement à évoluer et est toujours plus concurrencé par d'autres solutions de prise de notes multiplateformes. On pense en premier lieu à OneNote.

De mon côté, je suis reste toujours favorable à l'utilisation de ressources OpenSource et à l'utilisation de Wordpress. Mon écosystème avec Wordpress se compose de trois installations principales :

  • un site privé sous Wordpress constitue mon bureau de travail et de loisirs. Il correspond à un intranet personnel.
  • un site professionnel pour ma veille, mes cours et mes publications : histoire lyonelkaufmann.ch
  • un blog personnel où vous vous trouvez actuellement.

Je dispose également d'un certains nombres de blogs sous wordpress qui réunissent chacun une veille spécifique par sujet (l'un sur la maker en éducation, un autre sur histoire et pensée computationnelle par exemple). Ceux-ci correspondent à des formes numériques de carnets de notes (type moleskine).

Concernant mon écosystème de travail, j'ai déjà eu l'occasion de le présenter en 2011 et 2012 :

Ces présentations méritent également une mise à jour.

Concrètement, je dispose d'un site privé sous Wordpress qui me sert de tour de contrôle de mon activité sur le web. Cette tour de contrôle se compose désormais d'une page d'accueil répertoriant les principaux sites et outils que j'utilise dans mon travail au quotidien.

Pour assurer que mon intranet reste privé, j'utilise deux extensions pour garantir la sécurité de mes données. Il s'agit en plus de deux plugins gratuits :

  • All-In-One Intranet assure deux fonctions principales : la confidentialité en rendant votre site privé (accès par mot de passe uniquement et impossibilité pour des utilisateurs non autorisés à s'inscrire) et la déconnexion automatique après un intervalle déterminé d'inactivité.

  • All In One WP Security & Firewall joue le rôle de par-feu, mais également
    réduit les risques de sécurité en vérifiant les vulnérabilités, et en mettant en œuvre et en appliquant les dernières pratiques et techniques de sécurité recommandées pour WordPress.

Par ailleurs, je dispose également d'une page pour mon agenda en ligne. Pour le gérer j'ai recours au plugin Modern Events Calendar Lite qui fonctionne en interaction avec Google Calendar. Modern Events Calendar Lite vous propose notamment de créer un événement récurrent pour chaque début de semaine qui vous permet de planifier vos tâches principales de la semaine. Malin.

Ce site me sert également de tour de contrôle pour avoir toujours directement sous la main aux fichiers hébergés soit sur DropBox soit sur Google Drive.

A ce propos, je me constate que, suivant mes interlocuteurs ou les projets, j'ai été contraint de disposer à la fois d'un compte Dropbox et d'un compte Google Drive (quand ce n'est pas encore OneDrive) pour collaborer avec eux. J'ai donc réorganisé mon site de bureau sous WordPress pour passer le plus facilement possible de l'un à l'autre. J'essaye également d'éviter l'embonpoint de mon disque dur.

Pour y parvenir, les deux meilleurs plugins que j'ai trouvé sont les suivants et ils sont payants :

A noter concernant Google Drive ou Google Calendar que j'ai été amené à me créer un compte développeur pour me créer les API correspondantes pour les lier à WordPress. Ces manipulations ne sont pas à la portée de tout en chacun. Il est plus facile de réaliser l'intégration avec DropBox avec WP Cloud Plugin Out-of-the-Box (Dropbox).

La série d'article de 2012 :

Briser le mur numérique, #LUDOVIALES - Jour 3

Qui l’eut cru, nous voilà déjà au terme du troisième jour des LUDOVIALES. Ce pari un peu fou a débuté il y a trois semaines. Hier, j'ai le sentiment que nous sommes parvenus à briser le mur numérique.

Concrèrement les LUDOVIALES, c'est l’idée et le sentiment qu'un besoin et un créneau existeraient pour permettre aux enseignants et formateurs de tous degrés d’échanger leurs expériences relativement à un enseignement réalisé en temps de pandémie, de croiser nos regards depuis toute la francophonie et de prendre un peu de recul pour (un peu) mieux comprendre le changement que nous connaissons toutes et tous.

C'est le pari d'une équipe d’organisateurs engagés dans les différents Ludovias existants ou en devenir (Belgique, Canada, France, Suisse). Cette équipe est composée de gens qui, dans le fond, ne doutent de rien, sont prêts à relever tous les défis et sont capables de vivre et gérer les incertitudes. Notre force collective est de savoir qu’il sera possible à n’importe quel moment de compter sur les autres. Et ça marche.

Le démarrage a été chaud. Après un premier temps à prendre nos marques et la mesure de certains défs techniques, cela a été mieux. La bienveillance des participant.e.s nous a aussi grandement aidés et soutenus. Merci à eux.

Dès le deuxième jour, nous étions (mieux) rodés. Boostés que nous avons été par le nombre sans cesse grandissant du nombre de participant.e.s inscrit.e.s et leur énergie contagieuse.

Après maintenant trois jours, la modération de nos salles d’ateliers (visioconférence) n’a plus de secret (ou presque) pour nous. J’ai l’impression d’avoir fait cela toute ma vie. J’en oublie quasiment le premier atelier à 70 participant.e.s et ma connexion sonore qui plante dès le début alors que je dois modérer et aider techniquement l’intervenant.e. 😳 Mythique.

Bon toute la technique a progressé ces dernières années dans le domaine de la visioconférence. Elle reste cependant fragile et souvent un peu aléatoire même avec un nombre restreint de participant.e.s. Nous sommes encore dans une technique et un monde de pionnier. Mais nous sommes sur le bon chemin. Et les participants de cette première édition vont sûrement progresser grandement dans l’appropriation de ces outils.

Hier soir (cette nuit), j’ai pensé à l’ouvrage, très initiateur pour moi, Breaking down the digital wall. Learning to Teach in a Post-Modem World de Burniske et Monke datant de 2001.

"Breaking Down the Digital Walls" est un livre inhabituel qui décrit comment, dans différentes parties du monde, deux enseignants réfléchis et utilisateurs d'ordinateurs ont créé des projets de collaboration sur Internet pour des lycéens de divers pays. Ils nous amènent à saisir la philosophie qui les anime et plus particulièrement que l'utilisation des ordinateurs à l'école est bien plus une question d'apprentissage que de technologie.

Même Larry Cuban en a dit du bien :

"Remplies d'idées pratiques et de beaucoup de sagesse, ces voix authentiques de la salle de classe devraient donner à réfléchir aux promoteurs et aux sceptiques quant à l'utilisation des ordinateurs comme outils d'apprentissage".

Dans cet ouvrage, les auteurs Burniske et Monke sont professeurs dans deux pays différents et entreprennent un projet de correspondance scolaire par email. D'un côté, les élèves disposent des ordinateurs en nombre de dernier cri et d'une excellente connexion. De l'autre, l'établissement ne dispose que d'un ordinateur dans un bureau, non accessible pour les élèves et avec un modem tout pourri qui ne peut être utilisé que la nuit. Les conditions techniques n'empêchent pourtant pas la correspondance. Le dispositif didactique et pédagogique est adapté aux conditions techniques existante. Ce sera le professeur qui postera hors les cours et de nuit le courriel rédigé par ses élèves durant la semaine à leurs correspondants. La situation de communication prime et l'outil ne l'entrave pas.

A sa lecture au début des années 2000, ce livre m'a éclairé et renforcé dans l'idée que la démarche didactique et le projet pédagogique prime sur l'outil. L'outil sera toujours quelque part lacunaire, voire susceptible de défaillance, mais il s'agit de faire avec, voire de le contourner, plutôt que de trouver toutes les bonnes raisons pour ne pas réaliser le projet pédagogique et didactique.

Plus qu'un livre sur la technologie, c'est un livre de nature philosophique et ethique. Burniske pose la question de comment trouver des moyens d'utiliser correctement la technologie en classe, c'est-à-dire sans renoncer aux questions humaines ou au contexte. Monke s'interroge sur les moyens à donner aux enseignants et sur la liberté d'éduquer correctement leurs élèves. Tous les deux considèrent leur élèves non pas comme des produits ou des consommateurs, mais comme une communauté de personnes qui ont besoin d'être nourries, prises en charge et finalement amenées à une compréhension plus profonde et plus sage de leur place dans le monde.

Aujourd'hui, les conditions de l'enseignement à distance d'urgence nous plonge tous dans cette réalité-là. Il s'agit pour nous, avec les moyens techniques aussi lacunaires et imparfaits à notre disposition et à celle de nos élèves ou étudiant.e.s de maintenir la communication et construire le projet pédagogique entre eux/nous, pour nous/eux.

Tant pis si la connexion est parfois chaotique et défaillante dans les ateliers des LUDOVIALES comme avec nos élèves et étudiant.e.s, le besoin d'être au monde, de rendre compte, de nous enrichir et de confronter nos expériences vécues depuis un mois prime. Quitte parfois à devoir briser le mur numérique pour nous permettre d'être au monde et côte à côte.

Génération clavier (27.04.2020)

Depuis quelques semaines, j'ai retrouvé mes sensations de frappe au clavier. Le plaisir de laisser courir son inspiration et ses doigts sur le clavier. La raison ? Le nouveau clavier des Macbook Air (modèle 2020). Une légère modification des claviers papillon et me voilà avec une toute nouvelle (ou plutôt un retour à d'anciennes) expérience de frappe au clavier.

C'est assez fou quand on y pense. Lorsqu'Apple a sorti son clavier papillon, il devait être à la pointe de la technologie. L'ancien clavier des Macbooks (et notamment des Macbooks Air) fonctionnait parfaitement bien depuis des années. Fiable et précis notamment.

Mais voilà, il fallait certainement gagner quelques millimètres d'épaisseur à l'ensemble. Ou peut-être le rendre plus économique. Que sais-je ?

Donc, une brochette d'ingénieurs a dû passer des heures en recherches & développements et en prototypes pour concevoir forcément une nouvelle merveille pour l'utilisateur.

Et puis non. Non seulement le confort de frappe en a été altéré, mais la fiabilité du clavier s'en est trouvée altérée. Largement.

Apple a d'abord nié, puis affirmé avoir améliorer sa fiabilité. Foutaise.

Une nouvelle brochette d'ingénieurs, ou la même, a finalement dû reprendre le travail et remettre l'ouvrage sur le métier. Certainement que de nouveaux prototypes ont été conçus. Et une version vraiment modifiée et améliorée nous est maintenant mise à disposition. Enfin.

Et ça change donc tout. Et ce n'est pas rien dans la période actuelle, car indubitablement l'heure est, pour moi, au retour de l'ordinateur dans mon univers de travail.

Indubitablement, j'appartiens à la génération "clavier".

Celle qui a suivi des cours de dactylographie durant sa scolarité sur des machines à écrire manuelles.

Celle qui a pesté lorsqu'elle faisait des fautes de frappe et qu'il fallait tout recommencer.

Celle qui a trouvé que les machines à écrire IBM à boule étaient une avancée technologique incroyable. De même que le typex.

Et celle qui a eu la révélation de l'ordinateur avec cette possibilité incroyable de pouvoir corriger son texte après la frappe et sans avoir besoin de tout recommencer. Une bénédiction.

Celle qui a vu les progrès incroyables des corrections automatiques. D'abord avec les correcteurs orthographiques, puis grammaticaux, de plus en plus performants. Puis avec les système de frappe prédictives, eux aussi de plus en plus performants. Même si, souvent, la correction prédictive nous agace.

Depuis l'université, l'ordinateur et son clavier n'ont cessé de m'accompagner, m'ont permis de mener mes études et même m'ont fait grandir. Le clavier est devenu une extension de moi-même pour traduire mes pensées en mots et parfois, les faire danser devant mes yeux et sur ma "page".

Crédit photo : Photo de Glenn Carstens-Peters sur Unsplash

La vigne au fil des jours

Depuis 6 semaines, les journées sont entrecoupées de sorties dans les environs.

Campagne et vignes sont au rendez-vous. Le temps est superbe à tel point que la sécheresse s'installe. Les travaux de la vigne continuent alors que nous déambulons jour après jour.

C'est aussi l'occasion de prendre des photos lors des différentes sorties. L'oeil s'attache à l'ensemble, puis au détail ou aux travaux des ouvriers tâcherons.

Lundi 20 avril : regard sur les montagne

En ce premier jour de la semaine, mon regard porte sur le paysage des montagnes avoisinantes. Le mur de vigne sert à fixer mon premier plan, la vigne, puis les montagnes forment les plans suivants.

Depuis la vigne, les montagnes. La Tour-de-Peilz (20.04.2020) #Hipstamatic #Jane #Inas1982 #TripleCrown

Jeudi 23 avril : travail dans la vigne

Au détour d'un virage, abordé évidemment très prudemment à pied, je découvre en contrebas, les ouvriers tâcherons en plein travail. Le soleil tape et le chapeau ou la casquette sont de rigueur.

Le travail de la vigne. La Tour-de-Peilz (23.04.2020) #Hipstamatic #Jane #Inas1982

Depuis que je passe sur ce chemin, j'ai toujours un moment d'arrêt sur cette maison de vigne. J'aime bien ces petites cahutes, même s'il celle-ci mériterait d'être un peu mieux entretenue. Ce jeudi-là, il est temps de l'immortaliser. Le ciel est si bleu.

Maison de vigne. La Tour-de-Peilz (23.04.2020) #Hipstamatic #Jane #Inas1982

Même si ces sorties sont agréables, le temps devient long, trop immobile pour être encore longtemps soutenable. Le manque d'action et d'espace pèsent chaque jour un peu plus.

Pandémie, confinement et privilèges

Ce matin, je lis Courrier international et son point de situation sur la pandémie au niveau mondial. Je m’arrête plus particulièrement sur le paragraphe suivant :

Que la courbe de l’épidémie commence à s’aplatir ne signifie pas pour autant qu’on se soit débarrassé du virus. Comme l’ont compris de nombreux pays, il est nécessaire pour contenir le Sars-CoV-2 de faire diminuer le nombre quotidien de nouveaux cas positifs, la voie la plus efficace pour y parvenir étant de mettre en œuvre des mesures de confinement. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que décider trop tôt d’une levée de ces mesures pourrait entraîner une résurgence mortelle de la pandémie. Dans chaque pays, les experts médicaux, notamment les épidémiologistes, sont nombreux à défendre eux aussi ce point de vue dicté par la prudence et demandent à leurs gouvernements respectifs de ne pas prendre de décision inconsidérée.
Source : Le monde ne doit pas se précipiter pour déconfiner

Crédit photo : Des étudiants du secondaire ont repris le chemin de l’école, le 20 avril 2020, à Chongqing (Chine). PHOTO / Cui Jingyin / Imaginechina via AFP.

Puis je pense aux étapes du déconfinement en Suisse et j’y vois une image de la société, des plus privilégiés aux moins privilégiés. En fait, plus tu recommences tard et plus tu peux considérer que tu fais partie de l’ordre des privilégiés. 

Ainsi les infirmières, les employé.e.s des supermarchés, les ouvier.ères ou les femmes de ménages qui n’ont jamais arrêté se retrouvent tout en bas de la considération sociale. Et nous avons beau applaudir tous les soirs au balcon, cela ne change rien.

A partir du 27 avril, les coiffeurs, les fleuristes, les pépiniéristes notamment reprendront le chemin de leur salon ou de leur chantier. 

Dès le 11 mai, ce sont les écoles du primaire au secondaire obligatoire qui emboiteront le pas et donc les enseignant.e.s et les élèves. Le domaine tertiaires devrait aussi passer du télétravail au bureau, tout ou partiellement. Les commerces non essentiels ouvriront.

A partir du 8 juin, l’enseignement supérieur et le secondaire II, les musées et les bibliothèques reprendront le cours de leur activités en présentiel.

Voilà l’ordre du monde, nouveau et très semblable à l'ancien. Jusqu’à la prochaine vague.

Slow Science et covid-19

Par rapport aux démarches de Slow Science, mis à part biens sûr les recherches pour combattre la pandémie, on peut dire que la situation de confinement contribue certainement à faire avancer cette démarche de produire moins, mais mieux, de la recherche et de la science.

Nous avons besoin de temps pour réfléchir. Nous avons besoin de temps pour digérer. Nous avons besoin de temps pour nous comprendre, surtout lorsque nous encourageons un dialogue perdu entre les sciences humaines et naturelles. Nous ne pouvons pas vous dire en permanence ce que notre science signifie, ce à quoi elle servira, parce que nous ne le savons tout simplement pas encore. La science a besoin de temps.

Source : Le manifeste de la Slow Science : http://slow-science.org/

Devant ma tartine au Cenovis (23.04.2020)

En ce jeudi 23 avril, je déjeune à ma cuisine. Devant ma tartine de Cenovis, j’observe le soleil par la fenêtre de la cuisine. Le ciel est bleu et le soleil bien là. La plus belle journée de la semaine s’annonce.

Je croque à pleines dents dans ma tartine. Devant moi, un cappuccino m’attend.

Sur ma platine, j’écoute Aloner, nouvel EP de Trent Dabbs. Belle voix, mais il y a plus ensoleillé en matière musical. C’est plutôt réservé pour un mois de novembre. Pluvieux et froid.

Pendant ce temps-là, mes ballons cuisent au four. Je me refais une tartine.

J’ai encore le temps d’écouter All that we needed de Plain White T’s. L’album est plus rafraîchissant et entraînant. Il donne de la pêche pour ce début de journée

Après il sera temps de remonter au bureau pour une nouvelle journée de travail.