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Le bruit du pain grillé

Je ne sais pas faire

J’ai besoin que tu me regardes.

Regarde-moi petit oiseau.
Si tu me regardes, alors seulement je ferai.
Autrement je mime, je titube en fuyant.

Je cherche le regard d’un petit oiseau.
Car mimer je sais faire, mais faire, j’en ai peur.

Note 33

Je ne t'ai peut-être pas assez donné d'amour ?

Coucou, comment ça va ?

est-ce que vous
dansez
?

.

All I want is honesty.

.

Rien n’a encore eu lieu

Ils te le rendent bien

Quand je marche avec toi
Quand je plonge dans tes yeux
Quand j’écoute ta voix
Quand j’attrape ta main,
tous les êtres, vivants et non vivants, se retrouvent sur un même plan d’égalité.
tous, même ton dans néant intime,
tu leur laisses de la place,
tu t’en sens solidaire,
avec comme pour but, celui d’abolir cette lutte sans fin pour la reconnaissance.
et eux, quand je les regarde, je le sens, avec joie : ils te le rendent bien.

Les reflets

Je me sens si étroit
que je rêve d’espace,
pour y ranger de l’épaisseur.
Alors je collectionne les reflets.

Note 27

Ta rencontre transforme en mon corps un désir: le désir d’évasion.

Car si aujourd’hui je m’échappe, c’est grâce à tes yeux, et non plus par déni. C’est pour célébrer nos êtres et l’avènement même de la conscience.

Avec toi, je me satisfais, enfin, d’être.

Puis,

Quand je regarde loin,
Je ne vois rien
Quand je réfléchis bien,
Je ne sais rien
Puis,

Je ne me souviens de rien.
Seulement, là, rien ne me rend plus heureux.
Même si le loin me fait peur car le flou, c’est ce qui est fragile.
Or le flou c’est aussi intérioriser le monde extérieur. Cette matière diffuse qui appelle l’Invisible.
Le courant vital du souffle ou, infini, du fleuve.

Note 29

Il est tard, il faut dormir.
Malgré le temps qui passe, la joie demeure.
Le temps passe plus vite que je ne le savoure.
Les heures passent plus vite dans tes yeux.
Je crois le temps figé sur ta bouche.
Sous mes doigts ton corps si grand, qu’une vie ne suffira pas à explorer.

mountain