Années de vie perdues en raison des conséquences psychosociales des stratégies d'atténuation du COVID-19 basées sur des données suisses

Publié en ligne par Cambridge University Press: 29 mai 2020

Contexte.

La pandémie causée par la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) a contraint les gouvernements à mettre en œuvre des stratégies d'atténuation sociale strictes pour réduire la morbidité et la mortalité dues aux infections aiguës. Cependant, ces stratégies comportent un risque important pour la santé mentale, qui peut entraîner une augmentation de la mortalité à court et à long terme et n'est actuellement pas incluse dans la modélisation de l'impact de la pandémie.

Méthodes.

Nous avons utilisé les années de vie perdues (YLL) comme principale mesure de résultat, appliquée à la Suisse comme exemple. Nous nous sommes concentrés sur le suicide, la dépression, les troubles liés à la consommation d'alcool, les traumatismes infantiles dus à la violence domestique, les changements d'état matrimonial et l'isolement social, car ceux-ci sont connus pour augmenter l'AVJ dans le contexte de la restriction imposée des contacts sociaux et de la liberté de mouvement. Nous avons stipulé une durée minimale d'atténuation de 3 mois sur la base des plans de santé publique en vigueur.

Résultats.

L'étude projette que la personne moyenne souffrirait de 0,205 AVA en raison des conséquences psychosociales des mesures d'atténuation du COVID-19. Cependant, cette perte serait entièrement supportée par 2,1% de la population, qui souffrirait en moyenne de 9,79 YLL.

Conclusions.

Les résultats présentés ici sont susceptibles de sous-estimer le véritable impact des stratégies d'atténuation sur l'AJV. Cependant, ils soulignent la nécessité pour les modèles de santé publique d'élargir leur champ d'application afin de fournir de meilleures estimations des risques et des avantages de l'atténuation.

Sources


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