La chronologie

La chronologie

Qu'est-ce qu'une frise chronologique en cours d'histoire ?

frise chronologique

Une frise chronologique est une flèche qui représente le cours du temps.

En suivant la flèche de gauche à droite, on découvre la chronologie des événements historiques, c'est-à-dire l'ordre dans lequel ils se sont produits (à gauche, les événements d'un passé lointain ; à droite, les événements les plus récents).

Qu'est-ce que l'ordre chronologique dans un récit ?

L’ordre chronologique, c’est la succession des actions dans le temps. Pour écrire un récit simple, il faut suivre l’ordre chronologique en respectant un schéma traditionnel. Ainsi faut-il commencer par le commencement et finir par la fin ! Facile à dire, mais pas facile à faire quand il s’agit de mettre de l’ordre dans les actions dans lesquelles le personnage est engagé. Pour cela, il faut utiliser des mots-outils (appelés connecteurs temporels) comme d’abord, ensuite ou enfin.

Exercices

Exercice 1 - La légende de Sainte Austreberthe

Au Moyen Âge, Saint Philibert fonda l'abbaye de Jumièges et, à quelques kilomètres de là, à Pavilly, se trouve une abbaye de femmes, que dirigea Sainte Austreberthe. Le monastère de Pavilly était alors chargé de l'entretien du linge des moines de Jumièges.

Retrouvez l'ordre logique de cette histoire en numérotant les cinq paragraphes qui ont été mélangés !

A. Le lendemain, inquiète, elle fit à rebours le chemin que l'âne avait coutume de parcourir. En pleine forêt, elle aperçut du linge déchiré, éparpillé parmi les buissons et, plus loin, les fragments d'un panier en osier. Nul doute que le porteur fut tué par un loup. Sainte Austreberthe, à la voix merveilleuse et douce, appela alors le loup qui rôdait encore aux alentours. L'abbesse lui tint alors ce propos : « Frère loup, vous êtes un assassin. » II s'approcha aussitôt d'elle et nia avoir dévoré l'âne. Il fut ensuite longuement questionné et avoua enfin, car à cette époque-là, les bêtes parlaient comme vous et moi.

B. Et jusqu'à son dernier jour, il accomplit son devoir avec un sérieux et un repentir qui firent l'étonnement de tous.

C. Mais un soir, Sainte Austreberthe, la maîtresse de l'âne, attendit en vain le messager.

D. Suite à ces aveux, Sainte Austreberthe décida de pardonner au loup à une seule condition : il devrait remplacer en sa charge de messager l'âne qu'il avait dévoré. Le loup, torturé par les remords, écouta avec attention.

E. Il y avait dans la Normandie du Moyen Âge un âne assez intelligent pour porter le linge d'une abbaye à une autre. Tous les jours, il faisait seul, à travers la forêt, ses voyages d'aller et retour.

Comment avez-vous procédé pour respecter l'ordre chronologique des événements ? Avez-vous eu besoin de tout lire ? Quels éléments du texte vous ont aidés ? Entourez-les dans le récit. Comment appelle-t-on ce type de mots ?

Le lion de Tristan Bernard

Exercice 2 - Le Lion de Tristan Bernard.

Retrouvez l'ordre logique de cette histoire en numérotant les huit paragraphes qui ont été mélangés !

A. « Mon Dieu ! disait-elle, je vous ai toujours aimé et servi et je ne vous ai jamais rien demandé en échange. Je n'ai au monde que ma sœur que j'adorais. Faites un miracle : faites rentrer la vie dans cette chambre que la mort a désolée. »

B. Alors il lui sembla entendre la voix du Tout-Puissant qui disait :

C. La vie était revenue dans cette chambre ; les mouches mortes, collées sur la glace, étirèrent leurs petites pattes, firent scintiller leurs yeux à mille facettes et s'envolèrent joyeusement au plafond. La vie était revenue dans la chambre !

D. La tristesse et la désolation étaient dans cette chambre. La pauvre femme était étendue sur son lit, toute blanche, les mains jointes sur la poitrine. On venait de lui fermer les yeux. Au pied du lit, sa sœur, les mains jointes, priait :

E. Le lion de la descente de lit ouvrit une gueule énorme... et mangea tout le monde...

F. Un petit oiseau empaillé, qui se trouvait sur un chapeau, dans un buisson de rubans et de fleurs de papier, se mit à battre des ailes, poussa un cri joyeux et s'envola, lui aussi, alla se poser sur la tête d'un meuble où il chanta un petit chant de victoire...

G. « Tu me demandes d'établir là un précédent bien dangereux. J'ai décidé, une fois pour toutes, que la mort était un événement définitif et irrévocable. Autrement, mon administration se serait trouvée à chaque instant en face de difficultés sans nombre. Mais enfin, tu es, en effet, une fille d'une piété tout à fait exceptionnelle. Je suis un sentimental. Tu as peut-être tort de me demander de transgresser ainsi mes principes... Je ne discute pas : sois exaucée ! »

H. ... A peine avait-il dit ces mots que les paupières de la morte battirent ; son sein se souleva ; ses lèvres s'entrouvrirent ; la vie était revenue dans cette chambre que la mort avait désolée.

Illustration

Portrait de Tristan Bernard (XIXe siècle) par Henri de Toulouse-Lautrec


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