Hiroshima : un prétexte pour étaler ignorance, hypocrisie et fausse compassion par Régis de CASTELNAU

Rubrique : révisionnisme historique.

Le 6 août, date anniversaire du bombardement d’Hiroshima a permis de nouveau d’étaler ignorance, hypocrisie et fausse compassion.

Taper sur les Américains à tout propos en ce moment est facile surtout qu’ils ont Donald Trump comme président. Et il est vrai qu’il y a beaucoup à dire, par exemple alors que la déclassification d’un certain nombre de documents permet de confirmer officiellement qu’il n’y avait aucune raison de lancer la guerre d’agression de Bush contre l’Irak avec les conséquences épouvantables que l’on connaît. Mais là, curieusement personne ne demande la condamnation et la pendaison de ce président criminel et de sa bande. Et chez nous, tous ces néocons qui ont soutenu cette stratégie sont toujours aux manettes.

En revanche sur le bombardement d’Hiroshima, qu’est-ce qu’on n’entend pas !
« Évidemment, cette décision n’a été dictée que par la pure méchanceté. Le Japon ayant déjà capitulé, il ne s’agissait en fait que d’impressionner Staline ». On ne va pas ici rappeler les éléments d’un débat historique qui démontrerait avec un minimum de bonne foi que cette mesure a été l’objet d’une décision prise en fonction d’un bilan coûts avantages, comme le sont TOUTES LES DÉCISIONS PRISES EN TEMPS DE GUERRE. Et qu’elle a permis de mettre fin aux hostilités.

Juste quelques observations :
• allié du nazisme le Japon a imposé au monde une guerre d’extermination qui a globalement fait plus de 60 millions de morts.

• Comme l’Allemagne, le Japon s’est livré sans déclaration à une guerre destinée à la conquête d’un « espace vital ». L’agression de Pearl Harbour était destinée affaiblir les États-Unis pour avoir les mains libres en Asie.

• comme l’Allemagne, le Japon s’est livré à des exactions abominables dans tous les pays conquis et en particulier en Chine. Et là aussi avec le soutien indéfectible de son peuple qui savait tout. Extermination de masse, massacre de prisonniers, utilisation d’armes interdites etc. etc, qui n’avaient rien à envier à celles commises en Europe par l’Allemagne. Il faut d’ailleurs noter que le Japon aujourd’hui refuse toujours de reconnaître ses responsabilités entraînant ainsi de fortes tensions avec les pays victimes de ses forfaits.

Rappelons aussi que le Japon refuse toujours de signer le traité de l'ONU sur l'interdiction de l'arme atomique approuvé le 7 juillet 2017 par 122 pays.

• Les statisticiens de l’armée américaine avaient calculé, après la prise d’Okinawa, qu’une conquête terrestre du Japon coûterait 600 000 tués à l’armée américaine. (Oui oui, en temps de guerre on fait ce genre de calcul avant de lancer une opération).

• Après la catastrophe entraînée par les traités de paix signés après la première guerre mondiale, qui n’avaient pas empêché le retour de la guerre, les Américains considéraient à raison qu’il fallait mener une guerre « juste » et « régler définitivement » le problème. Concernant ce dernier point la capitulation sans condition du Japon était indispensable.
• Aussi terrible soit-il, les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki l’ont permis. Cette décision a été prise évidemment en fonction de nombreux critères et d’abord de l’intérêt des États-Unis dont on rappelle qu’ils avaient fait l’objet d’une agression japonaise et d’une déclaration de guerre de l’Allemagne.
• On rappellera enfin, que les soviétiques travaillaient également sur l’arme atomique, et qu’ils ont pu l’obtenir très rapidement. Et c’est justement cet équilibre, et non pas l’UE comme nous le serinent les imbéciles, qui a assuré par la dissuasion la paix en Europe depuis 70 ans.
• Il faut commémorer le bombardement d’Hiroshima, pour perpétuer le souvenir de quelque chose qui doit nous inciter à dire « plus jamais ça ! » Sans beaucoup d’illusions malheureusement.


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