26-01 Lectures et quelques disparus

Voici mon premier billet de l'année 2026, correspondant à la semaine se terminant le 2 janvier 2026. Ce billet inaugure ce journal public qui permettra d'établir des liens entre mes deux blogues :

Sur Lecture en cours, je viens d'ailleurs de publier un billet sur un roman de Claudine Bourbonnais qui m'a touché, un roman sorti en 2023 en pleine pandémie :

Ce roman a réveillé ma nostalgie du Cap-Vert, un pays dans lequel j'ai vécu entre 1990 et 1994. Il est rare que je raconte cette expérience dans ce pays, comme si les Comores (1988-1990) prenait toute la place. Pourtant, c'est dans ce pays que j'ai acquis la maturité, que je suis devenu un homme mûr en quelque sorte. Sans doute parce que c'est dans ce pays que je suis devenu père et que, dans une large mesure, j'ai fait mes adieux à la vie insouciante empreinte de légèreté qui fut la mienne au Comores et au Québec. Il était temps, me diront certaines personnes. J'allais sur mes trente-quatre ans que j'ai posé les pieds à Praia, capitale de cet archipel balayé par les vents secs du Sahel.

Normalement, j'alterne les publication sur mes deux blogues avec un décalage de deux semaines entre chaque parution. Mais je débute l'année avec deux billets publiés en même temps, car je ne pouvais retarder la mise en ligne de mon bilan des lectures de 2025 :

J'ai lu 49 livres en 2025, deux de plus qu'en 2024, donc à peu près la même quantité. Je n'ai aucun plan de lecture pour la prochaine année, sauf celui de terminer cette interminable saga de La roue du temps de Robert Jordan. Je compte aussi passer à travers toute l'œuvre d'Amélie Nothomb. À part ça… j'irai au gré de mes découvertes, suivant aussi, parfois, les recommandations de mes amis, garçons et filles (j'aurais pu écrire ami-e-s, je sais…).

Hommage aux disparus de 2025

Au moment de sauter de plain-pied dans la nouvelle année, la tentation est grande de rédiger une rétrospective de celle que nous venons de quitter. Pourquoi pas ? Sauf que je limiterai la mienne à un seul aspect : un hommage à des proches.

Trois amis et un cousin s'en sont allés en 2025. Le premier d'entre eux s'appelle Michel Pilotte (1956-2025). Un ami de jeunesse avec lequel j'ai fait de la musique entre seize et vingt-deux ans. J'ai d'ailleurs rédigé un billet pour lui rendre hommage :

Le deuxième disparu n'est nul autre que Paul Laurendeau (1958-2005), un auteur prolifique qui jouissait d'une incroyable vitalité. Et pourtant… Nul ne sait quand la grande faucheuse viendra frapper à notre porte. Lui aussi a eu droit à un billet :

Je connaissais Paul depuis le Collège de l'Assomption. Après plusieurs années d'absence, nous nous sommes retrouvés en 2004 après mon retour de Genève. Il est co-fondateur de notre maison d'édition : ÉLP éditeur.

Un peu plus tard dans l'année, un ami Cap-Verdien est décédé : Jacques Santos. Il a joué un rôle important dans ma vie capverdienne et dans les premières années suivant mon retour au pays. Lui-même a pris la décision - sans doute pas la meilleure - de retourner dans son pays alors qu'il aurait très bien pu vivre au Canada, comme sa femme et ses enfants. Il est mort à Dakar (Sénégal) en novembre dernier.

Enfin, j'ai perdu mon cousin par alliance, Denis Girard (1948-2025), l'automne dernier. Un homme au grand cœur, au sourire immuable, qui s'intéressait à chacun de nous, comme si nous comptions pour lui autant que les membres de sa famille les plus proches. Je n'ai pas fini d'en ressentir de la peine, d'en avoir du chagrin.

Voilà. Le premier texte d'une série de cinquante-deux, un par semaine, et toujours le vendredi. Merci de me suivre, de vous intéresser à ce que j'écris.


Daniel Ducharme : Semaine 1 - 2026-01-02
Mots-clés : #existence #lecture #nécrologie


You'll only receive email when they publish something new.

More from Daniel Ducharme
All posts