2026-06 : 6 février
February 6, 2026•926 words
Sur mon blogue Les mots de la fin, je viens de mettre en ligne un mot :
Il y a quelques années, j'ai publié un essai intitulé Ces mots qu'on ne cherche pas, une sorte de dictionnaire personnel dans lequel j'amorçais des réflexions autour de mots courants de la vie quotidienne. On ne les cherche pas dans le dictionnaire justement parce qu'ils nous sont familiers. J'ai retiré cet ouvrage de la publication, le jugeant peu pertinent. Puisqu'il s'agit d'un recueil toujours en progression, il m'a paru plus utile de le publier, à mon rythme, sur mon blogue. J'ai donc entrepris de réviser un à un ces mots pour les mettre en ligne. Vieillesse fait partie de ceux-là.
Et en début de semaine, j'ai mis en ligne le compte rendu de lecture de mon 24e Bob Morane. Henri Vernes en aurait écrit 230... J'ignore si j'irai jusqu'au bout. Je me contente d'en lire un de temps en temps, histoire de ne pas oublier mon adolescence, surtout mes 13-16 ans. Je les lis dans l'ordre de parution et, pour chacun d'eux, je rédige une brève analyse, souvent anachronique, mais enfin assez amusante. Pourquoi Henri Vernes est-il passé du roman d'aventures à la science-fiction ? J'ai ma théorie là-dessus. Je l'exposerai quand je serai rendu à l'Ombre Jaune. Pour le moment, je vous invite à lire le compte rendu de :
Lectures et écriture
En janvier, j'ai lu beaucoup, neuf livres au total sans compter la bande dessinée en neuf volumes que j'ai terminée au cours du mois - Les Druides. Est-ce que je lirai autant en février ? Je ne sais pas. Peut-être que je lis trop. Trop par rapport à ce que j'écris. Chez moi, la lecture joue le rôle du jeu vidéo chez certains jeunes : une fuite face à mes obligations. Mais l'écriture est-elle une obligation ? En vérité, ce n'est une obligation pour personne sauf pour moi-même. Pourquoi ? Parce que, si je ne veux pas mourir avant le temps, ou simplement devenir fou, j'ai besoin d'accomplir certaines choses, d'avoir des réalisations à mon actif. Pourtant, mes deux blogues devraient suffire, non ? Peut-être. À moi de le décider puisqu'en la matière je suis le seul maître à bord. Tant pis si le navire coule…
Depuis plus d'une année, je suis plongé dans la lecture de La Roue du temps de Robert Jordan (1948-2007). Hier, j'ai débuté le tome 12, soit le 24e volume en format papier. Une œuvre colossale, donc, sortie de l'imagination d'un seul homme. Après sa mort en 2007, l'écriture des trois derniers volumes a été confiée à Brandon Sanderson (né en 1975). Pour ce faire, il s'est basé sur les notes laissées par l'auteur. Tellement de notes qu'il en fait une trilogie alors qu'au départ cela ne devait être que la conclusion de la saga. Après avoir lu six premiers chapitres du tome 12, j'estime qu'il a rempli sa mission. Bien que le style soit légèrement différent (même s'il est difficile d'évaluer un style dans une traduction), Sanderson est fidèle à la ligne tracée par son maître. Il est probable que je lise sa saga quand j'en aurai fini avec La Roue du temps.
Les littératures de l'imaginaire, qu'on appelle fantasy et qui contiennent plusieurs sous-genres, ne me sont pas familières depuis longtemps. Certes, comme tout le monde, j'avais entendu parler du Seigneur des anneaux dans ma jeunesse, mais je n'avais pas d'intérêt pour ce genre littéraire. Ce n'est qu'autour de 2010 que j'en commencé à lire du fantasy, notamment L'Assassin royal de Robin Hobb, une oeuvre imposante qui m'avait emballée au point que j'en ai rédigé une note de lecture :
Modes de lecture
Depuis que j'ai recommencé à lire des livres papier, je délaisse un peu ma liseuse… Non seulement j'ai retrouvé le goût de lire des livres comme avant, mais en plus j'ai moins envie de lire en numérique. Pourtant, lire c'est lire, non? Oui, en effet, mais rassurez-vous : je ne suis pas prêt d'abandonner ma liseuse sur laquelle je continue à lire au quotidien, notamment parce qu'il me permet d'accéder à des ouvrages introuvables en papier. Mais ce n'est pas juste cela qui m'incite à reprendre la lecture sur un mode plus traditionnel. En fait, cela a trait à autre chose aussi : les bibliothèques. En effet, j'aime fréquenter les bibliothèques, me promener au hasard parmi les rayons, choisir deux ou trois bouquins et les apporter chez moi. J'aime aussi me replonger dans la lecture avec un carnet de notes à la main. Quand je note mes impressions, je rédige plus facilement des comptes rendus de lecture lors de la retranscription. C'est un constat que je fais suite à la rédaction de deux notes de lecture coup sur coup après avoir lu Pacifique de Stéphanie Hochet et de Le Voyage d'hiver d'Amélie Nothomb. Peut-être est-ce simplement une phase. Peut-être… mais je pense que je vais fonctionner en mode hybride, car au lit, la nuit je ne peux lire un livre papier sans perturber le sommeil de mon épouse. À moins de faire chambre à part - ou de carrément me séparer -, je ne vois pas comment je pourrais faire autrement. Ne paniquons pas : il ne s'agit pas d'un revirement total, mais juste un rééquilibrage… Au fond, prendre le meilleur des deux modes de lecture, n'est-ce pas avancer d'un pas de plus vers la sagesse ?
Daniel Ducharme : Semaine 6 - 2026-02-06
Mots-clés : #ecriture #lecture #liseuse