Sur la route à moto avec un café, un livre, #Spotify et un appareil photo | On the road on a motorbike with a coffee, a book, #Spotify and a camera
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Génération clavier (27.04.2020)

Depuis quelques semaines, j'ai retrouvé mes sensations de frappe au clavier. Le plaisir de laisser courir son inspiration et ses doigts sur le clavier. La raison ? Le nouveau clavier des Macbook Air (modèle 2020). Une légère modification des claviers papillon et me voilà avec une toute nouvelle (ou plutôt un retour à d'anciennes) expérience de frappe au clavier.

C'est assez fou quand on y pense. Lorsqu'Apple a sorti son clavier papillon, il devait être à la pointe de la technologie. L'ancien clavier des Macbooks (et notamment des Macbooks Air) fonctionnait parfaitement bien depuis des années. Fiable et précis notamment.

Mais voilà, il fallait certainement gagner quelques millimètres d'épaisseur à l'ensemble. Ou peut-être le rendre plus économique. Que sais-je ?

Donc, une brochette d'ingénieurs a dû passer des heures en recherches & développements et en prototypes pour concevoir forcément une nouvelle merveille pour l'utilisateur.

Et puis non. Non seulement le confort de frappe en a été altéré, mais la fiabilité du clavier s'en est trouvée altérée. Largement.

Apple a d'abord nié, puis affirmé avoir améliorer sa fiabilité. Foutaise.

Une nouvelle brochette d'ingénieurs, ou la même, a finalement dû reprendre le travail et remettre l'ouvrage sur le métier. Certainement que de nouveaux prototypes ont été conçus. Et une version vraiment modifiée et améliorée nous est maintenant mise à disposition. Enfin.

Et ça change donc tout. Et ce n'est pas rien dans la période actuelle, car indubitablement l'heure est, pour moi, au retour de l'ordinateur dans mon univers de travail.

Indubitablement, j'appartiens à la génération "clavier".

Celle qui a suivi des cours de dactylographie durant sa scolarité sur des machines à écrire manuelles.

Celle qui a pesté lorsqu'elle faisait des fautes de frappe et qu'il fallait tout recommencer.

Celle qui a trouvé que les machines à écrire IBM à boule étaient une avancée technologique incroyable. De même que le typex.

Et celle qui a eu la révélation de l'ordinateur avec cette possibilité incroyable de pouvoir corriger son texte après la frappe et sans avoir besoin de tout recommencer. Une bénédiction.

Celle qui a vu les progrès incroyables des corrections automatiques. D'abord avec les correcteurs orthographiques, puis grammaticaux, de plus en plus performants. Puis avec les système de frappe prédictives, eux aussi de plus en plus performants. Même si, souvent, la correction prédictive nous agace.

Depuis l'université, l'ordinateur et son clavier n'ont cessé de m'accompagner, m'ont permis de mener mes études et même m'ont fait grandir. Le clavier est devenu une extension de moi-même pour traduire mes pensées en mots et parfois, les faire danser devant mes yeux et sur ma "page".

Crédit photo : Photo de Glenn Carstens-Peters sur Unsplash

La vigne au fil des jours

Depuis 6 semaines, les journées sont entrecoupées de sorties dans les environs.

Campagne et vignes sont au rendez-vous. Le temps est superbe à tel point que la sécheresse s'installe. Les travaux de la vigne continuent alors que nous déambulons jour après jour.

C'est aussi l'occasion de prendre des photos lors des différentes sorties. L'oeil s'attache à l'ensemble, puis au détail ou aux travaux des ouvriers tâcherons.

Lundi 20 avril : regard sur les montagne

En ce premier jour de la semaine, mon regard porte sur le paysage des montagnes avoisinantes. Le mur de vigne sert à fixer mon premier plan, la vigne, puis les montagnes forment les plans suivants.

Depuis la vigne, les montagnes. La Tour-de-Peilz (20.04.2020) #Hipstamatic #Jane #Inas1982 #TripleCrown

Jeudi 23 avril : travail dans la vigne

Au détour d'un virage, abordé évidemment très prudemment à pied, je découvre en contrebas, les ouvriers tâcherons en plein travail. Le soleil tape et le chapeau ou la casquette sont de rigueur.

Le travail de la vigne. La Tour-de-Peilz (23.04.2020) #Hipstamatic #Jane #Inas1982

Depuis que je passe sur ce chemin, j'ai toujours un moment d'arrêt sur cette maison de vigne. J'aime bien ces petites cahutes, même s'il celle-ci mériterait d'être un peu mieux entretenue. Ce jeudi-là, il est temps de l'immortaliser. Le ciel est si bleu.

Maison de vigne. La Tour-de-Peilz (23.04.2020) #Hipstamatic #Jane #Inas1982

Même si ces sorties sont agréables, le temps devient long, trop immobile pour être encore longtemps soutenable. Le manque d'action et d'espace pèsent chaque jour un peu plus.

Pandémie, confinement et privilèges

Ce matin, je lis Courrier international et son point de situation sur la pandémie au niveau mondial. Je m’arrête plus particulièrement sur le paragraphe suivant :

Que la courbe de l’épidémie commence à s’aplatir ne signifie pas pour autant qu’on se soit débarrassé du virus. Comme l’ont compris de nombreux pays, il est nécessaire pour contenir le Sars-CoV-2 de faire diminuer le nombre quotidien de nouveaux cas positifs, la voie la plus efficace pour y parvenir étant de mettre en œuvre des mesures de confinement. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que décider trop tôt d’une levée de ces mesures pourrait entraîner une résurgence mortelle de la pandémie. Dans chaque pays, les experts médicaux, notamment les épidémiologistes, sont nombreux à défendre eux aussi ce point de vue dicté par la prudence et demandent à leurs gouvernements respectifs de ne pas prendre de décision inconsidérée.
Source : Le monde ne doit pas se précipiter pour déconfiner

Crédit photo : Des étudiants du secondaire ont repris le chemin de l’école, le 20 avril 2020, à Chongqing (Chine). PHOTO / Cui Jingyin / Imaginechina via AFP.

Puis je pense aux étapes du déconfinement en Suisse et j’y vois une image de la société, des plus privilégiés aux moins privilégiés. En fait, plus tu recommences tard et plus tu peux considérer que tu fais partie de l’ordre des privilégiés. 

Ainsi les infirmières, les employé.e.s des supermarchés, les ouvier.ères ou les femmes de ménages qui n’ont jamais arrêté se retrouvent tout en bas de la considération sociale. Et nous avons beau applaudir tous les soirs au balcon, cela ne change rien.

A partir du 27 avril, les coiffeurs, les fleuristes, les pépiniéristes notamment reprendront le chemin de leur salon ou de leur chantier. 

Dès le 11 mai, ce sont les écoles du primaire au secondaire obligatoire qui emboiteront le pas et donc les enseignant.e.s et les élèves. Le domaine tertiaires devrait aussi passer du télétravail au bureau, tout ou partiellement. Les commerces non essentiels ouvriront.

A partir du 8 juin, l’enseignement supérieur et le secondaire II, les musées et les bibliothèques reprendront le cours de leur activités en présentiel.

Voilà l’ordre du monde, nouveau et très semblable à l'ancien. Jusqu’à la prochaine vague.

Slow Science et covid-19

Par rapport aux démarches de Slow Science, mis à part biens sûr les recherches pour combattre la pandémie, on peut dire que la situation de confinement contribue certainement à faire avancer cette démarche de produire moins, mais mieux, de la recherche et de la science.

Nous avons besoin de temps pour réfléchir. Nous avons besoin de temps pour digérer. Nous avons besoin de temps pour nous comprendre, surtout lorsque nous encourageons un dialogue perdu entre les sciences humaines et naturelles. Nous ne pouvons pas vous dire en permanence ce que notre science signifie, ce à quoi elle servira, parce que nous ne le savons tout simplement pas encore. La science a besoin de temps.

Source : Le manifeste de la Slow Science : http://slow-science.org/

Devant ma tartine au Cenovis (23.04.2020)

En ce jeudi 23 avril, je déjeune à ma cuisine. Devant ma tartine de Cenovis, j’observe le soleil par la fenêtre de la cuisine. Le ciel est bleu et le soleil bien là. La plus belle journée de la semaine s’annonce.

Je croque à pleines dents dans ma tartine. Devant moi, un cappuccino m’attend.

Sur ma platine, j’écoute Aloner, nouvel EP de Trent Dabbs. Belle voix, mais il y a plus ensoleillé en matière musical. C’est plutôt réservé pour un mois de novembre. Pluvieux et froid.

Pendant ce temps-là, mes ballons cuisent au four. Je me refais une tartine.

J’ai encore le temps d’écouter All that we needed de Plain White T’s. L’album est plus rafraîchissant et entraînant. Il donne de la pêche pour ce début de journée

Après il sera temps de remonter au bureau pour une nouvelle journée de travail.

Le murmure de New York s’est tu

Une belle et touchante chronique de New York au temps du covid-19 de Reggie Nadelson dans le New York Times. Extrait.

“SoHo n’a pas changé depuis quarante ans”, assure Sasha Noe, propriétaire du Fanelli’s, l’un des bars les plus anciens et les plus chaleureux du quartier. C’est dans cet établissement, à l’angle de Prince Street et Mercer Street, que je prends souvent mon petit déjeuner. Il n’y a pas si longtemps, on y servait encore des œufs au bacon le matin, des hamburgers et du chili en milieu de journée. Mais le 15 mars, lorsque la municipalité a décrété que les restaurants ne pouvaient plus proposer que des plats à emporter ou à livrer, il a fermé. À l’époque des attentats du 11 Septembre et de l’ouragan Sandy, il était resté ouvert et son enseigne à néon était un phare accueillant ; désormais, comme presque tous les autres commerces de SoHo, il a baissé son rideau. Même les boutiques chics – Louis Vuitton, Fendi et les autres – qui donnent normalement un petit côté glamour au quartier ont barricadé leurs vitrines pour protéger les sacs à main.

“Nous n’avons jamais fait de vente à emporter”, explique Noe qui, lorsqu’il ne garde pas ses trois enfants, s’occupe depuis quinze jours à faire de menues réparations dans son restaurant, discuter avec ses fournisseurs, envoyer ce qu’il reste dans ses frigidaires au refuge voisin pour sans-abri de la Bowery Mission, et cherche moyen de payer l’ensemble de son personnel – ce qu’il compte bien faire tant qu’il le pourra. À deux blocs de là, sur Prince Street, le Raoul’s, qui depuis son ouverture en 1975 régale les New-Yorkais de son steak au poivre, a également fermé ses portes. Son propriétaire, Karim Raoul (le fils du premier Monsieur Raoul), qui vit au-dessus du restaurant, a essayé de maintenir les plats à emporter, mais ne veut pas mettre ses employés en danger. D’ailleurs, il ne trouvait plus le bon pain pour ses burgers. “Or l’essentiel, c’est toujours le pain”, souligne-t-il. Et pour ne rien arranger, à l’heure où j’écris ces lignes, il vient de rentrer de l’hôpital avec son épouse et leur nouveau-né.

New York plongé dans le calme

Noe a raison : SoHo est pratiquement désert, un peu comme dans les années 1980, à ceci près qu’à l’époque il y avait davantage de graffitis sur les murs et que les boulangeries du coin crachaient de la fumée toute la nuit. De ma fenêtre, à sept heures du matin, le quartier ressemble à ce qu’il a toujours été aux petites heures du jour. Le soleil s’est levé. Les immeubles en fonte aux façades habillées de blanc n’ont sans doute pas beaucoup changé depuis l’époque où, dans les années 1870 et 1880, ils furent construits par de riches négociants pour servir d’entrepôts clinquants à souhait. [...]

Auteur : Reggie Nadelson

Reggie Nadelson est une journaliste new-yorkaise qui écrit notamment pour The New York Times. Elle est aussi romancière et a écrit des séries policières.

Source : Le murmure de New York s’est tu | New York Times (En anglais).

Écris, écris... et relis Dino Buzzati

Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti le besoin d’écrire, quasiment au quotidien, de manière libre sur tout et rien. Ecris, écris me souffle aussi Dino Buzzati. Et je le relis.

Crédit image : Pexels sur Pixabay

La dernière fois, c’était lorsque ma mère était en fin de vie. L’écriture me permettait d’atténuer ou d’exprimer ma douleur et mes désarrois. C’était il y a 16 ans. Déjà (pour rester poli).

Actuellement, certainement que la situation d’un relatif enfermement explique ce besoin. Vital. A nouveau.

Dans ces moments-là, je repense à Dino Buzzati qui s’efforçait à écrire tous les jours. Quitte à implorer son carnet d’écrire ne serait-ce que deux lignes.

Sur le moment, je repense plus particulièrement à son carnet “En ce moment précis”. Je redescends donc à ma cache au trésor livresque. Puis je m'aperçois que le court texte auquel je pense est dans "Nous sommes au regret de…" (p. 132). Le voilà, cher lecteur, ramené à pleine lumière :

Le salut

Ecris, je t'en prie. Deux lignes seulement, au moins cela, même si ton esprit est bouleversé et si tes nerfs ne tiennent plus. Mais chaque jour. En serrant les dents, peut-être des idioties dépourvues de sens, mais écris. L'écriture est une de nos illusions les plus ridicules et pathétiques. Nous croyons faire une chose importante lorsque nous traçons des lignes noires qui sur le papier blanc se contorsionnent. De toute façon, c'est là ton métier, que tu n'as pas choisi toi-même, qui t'a été attribué par le sort, c'est la seule porte par laquelle, éventuellement, tu pourras t'échapper. Ecris, écris. A la fin, parmi les tonnes de papiers à jeter, une ligne pourra être sauvée. (Peut-être).

Actuellement, au silence de la nuit s’est ajouté un certain silence de jour. Tout cela favorise des formes d’introspection.

Sûrement aussi qu’écrire témoigne d’être vivant et au monde.

Ne serait-ce qu'au travers d'un écran.

Il y a longtemps, me concernant, que le papier a laissé la place à l’écriture numérique. Cependant, lorsque je suis en route ou en voyage, j'emporte toujours un carnet papier comme carnet de bord. Et je trouve cela bien. Et alors je griffonne, maladroitement, mais je griffonne et je sens alors bien. Libre et vivant.

Dino Buzzati (1982). Nous sommes au regret de… Paris: Robert Laffont, 224 p.. Traduction de Siamo Spiacenti di (1975)

Mon Apple TV et moi

Progressivement, je découvre les différentes possibilités qui s'offrent à moi avec mon Apple TV.

Avec le covid-19 et le confinement, la consommation de produits culturels connaît une modification sans précédent. L'offre explose carrément dans le domaine musical avec une multitude de concerts proposés en contenus ouverts (du moins provisoirement).

Si j'associe, par exemple, le concert PULSE (1994) de Pink Floyd mis à disposition sur YouTube à mon Apple TV, je dispose d'une qualité d'image tout simplement remarquable, ou pour le moins très confortable, en HD (1080p).

Par ailleurs, je peux aussi et en plus diffuser le son sur ma chaîne hifi et mes colonnes Dali depuis mon Apple TV pour une expérience sonore augmentée et de très bonne qualité.

C'est tout un dispositif de home cinéma que je peux ainsi mettre en place via un boitier qui m'a coûté 200 CHF. Je commande le tout avec une mini et super télécommande. Mon iPhone me suffit aussi pour diffuser les contenus sur mon Apple TV (admettons quand même que c'est un home center à la fois d'une compacité et d'une puissance extrême).

Et c'est super fluide.

Pink Floyd - PULSE (Restored & Re-Edited 90 Minute Version)
Pink Floyd - PULSE (Restored & Re-Edited 90 Minute Version), via mon kDrive

Je peux encore, avec Firefox, télécharger le fichier vidéo et l'enregistrer sur mon kDrive si je crains la disparition de la vidéo ou de disposer d'une connexion internet un peu pourrie… Et cela me permet aussi d'y accéder depuis n'importe où et de mettre le contenu à disposition.

Concert libre et gratuit de Pink Floyd sur Youtube

Suivant l'exemple de Radiohead et Metallica, Pink Floyd lance une série de concerts sur YouTube", inédits, rares ou archivés et les diffusera gratuitement" au cours des prochaines semaines.

Pink Floyd - PULSE (Restored & Re-Edited 90 Minute Version)

Pink Floyd - PULSE (Restored & Re-Edited 90 Minute Version)

Le début du concert est véritablement bluffant visuellement avec ce coeur qui bat. Les concerts de Pink Floyd sont une expérience musicale et visuelle vraiment uniques. A ne pas manquer.

Il n'est peut-être pas inutile de préciser que Pink Floyd est aujourd'hui composé de deux personnes seulement, David Gilmour et le batteur Nick Mason. Le claviériste Richard Wright est décédé en 2008 et le bassiste/imprimétateur d'opéra rock Roger Waters a quitté le groupe, en 1985, pour faire ses propres disques. Ce n'est peut-être qu'une coïncidence si le premier film que le groupe a sorti est Pulse de 1994, un ensemble de 22 chansons de la tournée Division Bell, le deuxième album studio réalisé sans Waters…

Ce spectacle se distingue notamment par "l'inclusion du tout premier enregistrement cinématographique de Pink Floyd jouant The Dark Side of the Moon en intégralité".

Visitez la chaîne Youtube Pink Floyd pour découvrir d'autres lives streams à l'avenir.

Set list du concert : Filmé en direct le 20 octobre 1994 à Earls Court, London, UK. Restoré & ré-édité en 2019 depuis les bandes du master original.

  • 0:00 Speak To Me
  • 1:17 Breathe (In The Air)
  • 4:00 On The Run
  • 7:43 Time
  • 14:23 The Great Gig In The Sky
  • 19:34 Money
  • 28:30 Us And Them
  • 35:31 Any Colour You Like
  • 38:48 Brain Damage
  • 42:34 Eclipse
  • 44:27 Sorrow
  • 55:37 Keep Talking
  • 1:03:13 High Hopes
  • 1:11:20 Wish You Were Here
  • 1:17:30 Comfortably Numb

Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700

C’est l’histoire d’un projet un peu dingue mené par Lolo Cochet avec son pote Amaury Baratin sur les toutes nouvelles Yamaha Ténéré 700. Point de départ : le Cap Nord, Norvège, en plein hiver. Le point le plus au Nord du continent européen. Point d’arrivée, Capetown en Afrique du Sud, le point le plus au sud de l’Afrique. 26.000 km d’aventure. De -31 degrés à +41 degrés. Des pneus cloutés aux pneus désert. De la neige, au sable, en passant par le fesh fesh et la latérite. Des routes faciles en Europe aux pistes oubliées et improbables en Afrique Centrale et de l’Ouest. 24 pays traversés en deux mois.

Un road-trip de tous les extrêmes auquel il était pourtant important de donner un autre sens que le simple fait de rouler et de traverser tous ces pays. L’objectif était également de récolter 26.000 euros en faisant appel à la générosité des internatues sur les réseaux sociaux afin de faire opérer, par l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque, deux enfants du monde souffrant de malformation cardiaque. Lors de cette traversée, Lolo Cochet et son Amaury Baratin sont d’ailleurs allés à la rencontre d’enfants déjà opérés par Mécénat Chirurgie Cardiaque et revenus à une vie normale en Afrique. Une aventure folle qui commence, tout en contraste, avec ce premier épisode qui te mènera des falaises enneigées au Cap Nord aux pentes tout aussi blanches du Tizi n’Ouaro au Maroc.

La collecte Mécénat Chirurgie Cardiaque pour sauver (désormais) 3 enfants en toujours en cours sur :
https://relaisducoeur.mecenat-cardiaq...

Les épisodes :

  1. Kap2cap Ép.1 ► Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700
    Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700 ►épisode 1

  2. Kap2cap Ép.2 ► Prisonniers d'un chott en Mauritanie ► 26.000 km en Ténéré 700
    Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700 ►épisode 2

  3. Kap2cap Ép.3 ► Coup de chaud en Guinée ► 26.000 km en Ténéré 700
    Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700 ►épisode 3

  4. Kap2cap Ép.4 ► Au coeur des villages guinéens ► 26.000 km en Ténéré 700
    Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700 ►épisode 4

  5. Kap2cap Ép.5 ► Du rififi en Guinée ► 26.000 km en Ténéré 700
    Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700 ►épisode 5

  6. Kap2Cap Ép.6 ► Clandestins en Côte d’Ivoire ► 26.000 km en Ténéré 700
    Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700 ►épisode 6

  7. Kap2Cap Ép.7 ► le Nigéria sous haute tension ► 26.000 km en Ténéré 700
    Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700 ►épisode 7

  8. Kap2Cap Ép.8 ► Cameroun/Gabon/Congo ► au coeur de l'Equateur ► 26.000 km en Yamaha Ténéré 700
    Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700 ►épisode 8

  9. Kap2Cap Ép.9 ►Renoncer n’était pas une option ► Nationale 1 en RDC ►26.000 km en Yamaha Ténéré 700
    Cap Nord to Capetown ► 26.000 km en Ténéré 700 ►épisode 9

Du numérique et de l’école : pour une pédagogie de la transformation (en temps de crise)

J’ai beau avoir été, dès mes débuts dans l’enseignement, convaincu par mon expérience professionnelle antérieure dans les assurances que l’école ne pouvait pas passer à côté de la question informatique et aujourd’hui de la question numérique.

J’ai beau avoir travaillé ces aspects-là en classe avec mes élèves et étudiant.es et de même en formation depuis vingt-cinq ans.

Je me dois d’avouer que je n’avais pas entièrement mesuré l’intensité et la rupture que peut représenter le numérique maintenant que, depuis un mois, nous y avons entièrement basculé.
Il nous est difficile de mesurer également, ce qu’il en restera après lorsque nous serons progressivement revenu à une situation « usuelle ». D’autant que nous ne savons pas quand ce moment arrivera et qu’est-ce qui deviendra ensuite la norme.

Malheureusement, je crains que le modèle coercitif d’enseignement que nous connaissons (dans le prolongement de Surveiller et punir de Michel Foucault) reste encore et pour longtemps le modèle dominant.

Le fait que la situation covid-19 a remis devant nos yeux la question des inégalités scolaires devrait pourtant nous inciter à en sortir.

Les dispositifs mis en ligne ont été la manifestation des mécanismes de reproduction sociale à l’œuvre au sein du système éducatif et mis évidence par Bourdieu & Passeron. Triste.

Une nouvelle fois, la technologie est neutre, mais pas l’emploi que nous en faisons.

D’autres chemins sont pourtant possibles ainsi que le dessine Sean Michael Morris (directeur du laboratoire de pédagogie numérique de l'École d'éducation et de développement humain de l'Université du Colorado à Denver, États-Unis) dans un texte passionnant et stimulant.

Dans ce texte, Sean Michael Morris fait, en premier lieu, la démonstration de la manière dont les dispositifs d'apprentissage en ligne, même bienveillants, transposent ou adaptent les mécanismes de reproduction sociale et de coercition. D’autre part, il nous incite à construire une pédagogie numérique basée sur la pédagogie critique de Freire (A Pedagogy of Transformation for Times of Crisis) et son pouvoir véritablement émancipateur de l’apprenant.

Je vous invite à lire cet article et dont vous trouverez une traduction en français ici : Une pédagogie de la transformation pour les temps de crise

N'oublions donc jamais que la porte d'entrée du monde "post-moderne" ;) pour tous les enfants c'est le smartphone ! (Bruno Devauchelle)

En complément, je vous invite également à lire la cinquième chronique du confinement de Bruno Devauchelle, toujours pertinent dans ses propos, mais plus particulièrement dans cette chronique.

Lui aussi d'ailleurs nous parle d'émancipation par le numérique (empowerment). Il nous entretient notamment des failles de l’école, augmentées par la situation, en matière d’éducation aux médias et de culture numérique. Et aussi de la « victoire » du smartphone, « vecteur premier de toute liaison, mais parfois bien malhabile pour permettre à son utilisateur d'effectuer les tâches qui lui sont demandés, » (Bruno Devauchelle : Chronique d'un confinement semaine 5 | Le Café pédagogique).

Crédit photo : Dawid Zawiła

De la file des cadies... (18.04.2020)

Cette journée de samedi s’annonce ensoleillée. Un beau samedi de confinement.

As usual il y aura les courses de la semaine à faire.

Le plus difficile dans la situation actuelle est de choisir le moment opportun pour éviter la longue chaîne des gens en attente avec leur caddie pour entrer dans le magasin. Probablement que cette image restera dans nos mémoires comme image icône de cette crise. Longtemps.

Des outils numériques en période de confinement (17.04.2020)

Mon environnement et mon utilisation des outils numériques ont profondément changé depuis bientôt un mois.

Désormais, l'utilisation de mon iPad mini (5e génération) est quasi nulle. Aucun autre iPad ne l'a remplacé.

Clairement, c'est mon Macbook Air (2020) et mon iPhone 8 que j'utilisent majoritairement.

Ce sont des changements significatifs et importants dans ma conception de la mobilité et plus particulièrement par la place prise par mon iPhone 8.

Je travaille également plus dans et à mon bureau où j'utilise mon Mac mini. Je dispose d'un grand écran Dell 27". Jusqu'à dernièrement, je trouvais cet écran trop grand. Avec le confinement, j'ai changé d'avis.

J'ai complété mon univers de travail autour du Mac Mini avec une webcam Logitech (Logitech C922 Pro Stream) pour mes visioconférences et mes clips vidéos.

Le Zoom H5 est venu également s'installer dans le tiroir de mon bureau pour la réalisation de capsules sonores et de podcasts.

Globalement, et jusqu'à présent, je suis très satisfait de ces acquistions. Elles sont intégrées à mon écosystème de travail et étaient nécessaires dans le contexte du télétravail qui s'est imposé.

En pleine réflexion...

Joplin ou Standard Notes / Standard Notes ou Joplin ? That is the question !

Jusqu’à récemment en terme d’application ou logiciel de prises de notes open sources, les choses m’a paraissaient claires. Mon choix se portait sur Standard Notes.

Depuis quelques semaines, Joplin fait figure d’outsider plus que sérieux.

D’ailleurs, en regardant les articles concernant ces deux logiciels, ils sont là plupart du temps au coude à coude.

Ils sont très proches avec quelques différences qu’on aimerait bien voir réunies dans la même applications.

En même temps, certains des avantages de Joplin, je les retrouve avec DevonThink.

L'avantage principal de Standard Notes réside dans son utilisation web. Cela la rend particulière et différente par rapport à DevonThink par exemple ou Ulysses.

La Suisse et l'extermination des Juifs

Depuis 2013, les journalistes et le grand public ont accès en ligne à des documents officiels concernant l'attitude de la Suisse vis-à-vis des Juifs durant la Deuxième Guerre mondiale.

Dans la cas présent, ils disposent du dossier intitulé "La Suisse, les réfugiés et la Shoah" et réalisé par la rédaction des Documents Diplomatiques suisses (DDS). Les DDS sont un projet d’édition des documents officiels clefs de la politique étrangère de la Suisse. La sélection et l’édition des documents ainsi que la rédaction de l’appareil critique sont réalisées par une équipe de chercheurs, recrutés dans différentes universités du pays.

Concernant l’attitude et le rôle du Conseil fédéral relativement à l’Holocauste, le dossier des DDS regroupe des documents qui prouvent que, dès fin 1941, des informations sur les déportations "vers l'est" des juifs allemands et sur la situation dramatiques des ghettos de Varsovie, Lodz et Minsk sont connues en Suisse (dodis/11985). Au début de 1942, quelques semaines après la conférence de Wannsee, un déserteur allemand fait à Berne un rapport détaillé des exécutions par balles des juifs d'Ukraine par les Einsatzgruppen (dodis|11994). En mai arrivent les premières photographies de piles de cadavres de juifs exterminés (dodis/32108).

Dès septembre 1943, l'existence des camps d'extermination nazis est connue à Berne (dodis.ch/11958) :

«Auf Grund dieses Dokuments wurde die betreffende Person nicht in ein Vernichtungslager, sondern in ein Internierungslager verbracht, wo sie vermutlich bis zum Ende des Krieges wird bleiben können.»
L'auteur de ce document, Heinrich Rothmund, Chef de la Division de Police de la Confédération de 1929 à 1954, connaissait donc la différence entre les camps de concentration et les camps d'extermination.

Cependant, le Conseil fédéral va non seulement cacher ces informations, mais il décide de restreindre sa politique d'asile. Faute de pouvoir réunir les membres du Conseil fédéral à cause des vacances d'été, une décision présidentielle est prise, dès le 4 août 1942, à l'instigation du Département Fédéral de Justice et Police (DFJP). Les réfugiés entrés illégalement doivent être systématiquement refoulés même s'ils courent un danger de mort:

«auch wenn den davon betroffenen Ausländern daraus ernsthafte Nachteile (Gefahren für Leib und Leben) erwachsen könnten.» (dodis/11986. Document n° 222 du volume 14 (1941-1943) des DDS, p. CX, 720. Cf. aussi les annexes : dodis/11987 et dodis/11988).