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Sur la route à moto avec un café, un livre, #Spotify et un appareil photo | On the road on a motorbike with a coffee, a book, #Spotify and a camera

Jour 7 - Entre-deux (07.08.2022)

Au 7e jour de mon congé scientifique, je me trouve dans plusieurs entre-deux.

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Ce dimanche soir, sur ma terrasse, le ciel illustre cet entre-deux de fin de journée.

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Entre la fin de la canicule et des jours à venir de nouveau chaud, mais avec la bise

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Entre les derniers jours avec notre fils N. avant de l’accompagner ce dimanche à l’aéroport pour son retour à Québec et le retour de nos zooms dominicaux.

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Ce dimanche marque la fin de mes trois semaines de vacances. Depuis lundi, je reprends mes activités en attendant mon départ du 27 août pour Montréal et être pleinement dans mon congé scientifique.

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suisse🇨🇭 #vaud #canada🇨🇦 #québec

Jour 4 - Prendre un bon bain à Einigen en période caniculaire (04.08.2022)

En ce jeudi 4 août, la journée s’annonce caniculaire, voire même la plus chaude de la semaine. Après les montagnes neuchâteloises, je décide de diriger CaptaineAdventure du côté du Lac de Thoune.


Je pars léger à nouveau avec mon seul sac réservoir. J’y ai enfourner mon appareil photo, mes affaires bains, mes écouteurs et un nouveau livre. Je n’oublie pas d’emporter également une gourde d’eau. Par contre, il n’est pas besoin d’emporter d’affaires de pluie…

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CaptaineAdventure en tenue légère au col du Jaun


Pour gagner les rives du lac de Thoune, j’emprunte le col du Jaun, un classique des mes périples à moto. Il fait déjà chaud et les températures approchent les trente degrés au sommet.

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Comme d’habitude le paysage sur les Préalpes est splendide en redescendant sur Bolligen.


Je rejoins ensuite les rives du lac de Thoune avec pour objectif la petite plage d’Einigen.

J’ai découvert cet endroit la première année où j’ai débuté la moto en 1982. Hier donc ;-).

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Einigen est rattachée à la commune de Spiez. La plage est située dans la partie résidentielle d’Einigen, en contrebas de la route cantonale Thoune - Spiez. Il faut la trouver et il faut également trouver une place de parc (payante pour les voitures). Evidemment avec une moto, c’est un peu plus facile (quoique).

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La plage est encerclée de maison privées disposant chacune de son hangar à bâteau donnant directement dans le lac. Elle est engazonnée sur deux niveaux.

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Au niveau des installations, des bancs agrémentent les espaces verts. Un vestiaire hommes et un vestiaire femmes permettent de se changer et disposent de casiers fermant à clé (moyennant l’usage d’une pièce de 2,-) pour ses affaires (si nécessaire). Des WC et une douche sont également à disposition. Par contre, il vous faudra prendre votre pic-nic et vos boissons, car il n’y a pas de commerce à proximité.

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L’eau est peu profonde et le périmètre est délimité par des bouées. Il y aussi un ponton dans l’eau. Vous entrez dans l’eau sur des gros cailloux (bien disposés), puis le sol est rapidement sabloneux. L’eau est peu profonde et un adulte garde pied jusqu’aux bouées.

En ce jeudi 4 août, la température de l’eau est très agréable et surtout rafraîchissante. Cependant, en raison de la canicule, il est conseillé de bien entrer progressivement dans l’eau. L’acclimatation est cependant rapide.


En tout, je vais y passer deux agréables heures à me baigner, à profiter de l’été et à commencer la lecture d’un nouveau roman : Métropolis de Philip Kerr, l’auteur de la fameuse trilogie berlinoise dans l’Allemagne nazie.

Philip Kerr. Metropolis

Métropolis est le dernier ouvrage de Philip Kerr et a été publié après la mort de l’auteur.

Le résumé de l’ouvrage par les édition Seuil :

Berlin, 1928. Les corps de quatre prostituées sont retrouvés massacrés dans le même quartier. Bernie Gunther, jeune flic idéaliste à la brigade des mœurs est invité à rejoindre le chef de la Kripo pour enquêter sur cette sinistre affaire.

Alors que ces meurtres laissent la population indifférente, le père de l’une des victimes, un chef de la pègre très influent, est prêt à tout pour se venger de l’assassin de sa fille.

Dès lors qu’une nouvelle vague de victimes, des vétérans de guerre handicapés, déferle sur la ville, Bernie est confronté au silence imposé par la voix montante du nazisme.

Une première enquête aux allures de course contre la montre dans un Berlin sous tension, à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Je ne vous en dirai pas plus puisque je l’ai commencé à la plage.


A 16h00, il est temps de me changer et de remonter sur ma moto pour rentrer. Les températures ont encore pris l’ascenseur et culmineront lors de mon retour à 37 degrés. Pas de doute, la canicule est bien présente.

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Jour 2 - Escapade jurassienne (02.08.2022)

Pour moi, cette semaine est encore placée sous le signe des vacances. La canicule annonce son retour et j’en profite pour gagner un peu les hauteurs des montagnes jurassiennes au guidon de CapitaineAdventure


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Ayant eu un rendez-vous le matin sur Lausanne, je gagne ensuite La Sarraz, puis j’oblique en direction d’Orbe et Baulmes.

A partir de là, je prends le col de l’Aiguillon pour rejoindre l’Auberson. Désormais je suis bien dans l’univers jurassien.

Je zigzague pour rejoindre la Côte-aux-Fées, puis la Verrerie, là où sont entrées en Suisse les soldats français du général Bourbaki durant l’hiver 1871, et prendre les Bayards.

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Entre les Bayards et la Brévine se dresse l’ancien hôtel restaurant du Grand Frédéric.

[GrandFrederic]

Aujourd’hui abandonné, il fait quelque peu pitié. Avant la fin de l’interdiction de la consommation de l’absinthe en Suisse, il était possible, en connaissant les patrons, de s’en faire servir en douce un verre.

J’ai un petit pincement au coeur en repensant aux moments passés, à l’accueil et au repas du temps jadis.

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Après la Brévine, appelée la Sibérie helvétique en raison de ses hivers des grands froids, je me rends au Locle.

Depuis le temps que j’y passe, c’est la première fois que j’y fais halte pour découvrir et visiter l’Hôtel de Ville.

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Je dois cet arrêt à la lecture du Guide du routard consacré à la Suisse (édition 2020/2021).

Comme quoi on y gagne à consulter ce type d’ouvrage y compris pour son propre pays.

J’y ai appris que l’édifice y mêle Art nouveau et Heimatstil, deux courants du début du 20e siècle.

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J’y déambule avec plaisir. D’autant qu’il a été refait visiblement récemment. C’est splendide.

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Le troisième étage accueille l’espace « Temps et urbanisme », destiné à mettre en lumière les particularismes loclois. L’entrée est libre.

Si vous passer par Le Locle, je vous conseille cette perle.

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La suite de mon périple jurassien m’entraîne à La Chaux-de-Fonds pour rejoindre ensuite Saignelégier. La route est belle et je serpenter entre les paysages jurassiens.

Après Saignelégier, je vais bifurquer pour plonger en direction de Saint-Ursanne, blottie dans les profondeurs du Clos du Doubs.

La cité médiévale est bien connue et est toujours aussi belle. Je m’installe à une terrasse pour une pause lecture bienvenue.

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En arrivant à Saint-Ursanne, je note qu’il est possible de prendre une petite route pour rejoindre Porentruy. En consultant la carte sur mon Smartphone, je remarque que la route mène notamment à Courgenay.

C’est l’occasion rêvée pour faire une petite visite à Gilberte de Courgenay.

Connue sous le nom de Gilberte de Courgenay, Gilberte Schneider-Montavon est née le 20 mars 1896 à Courgenay et décédée le 2 mai 1957 à Zurich. Elle est une sorte de Madelon suisse. Fille des tenanciers de l'Hôtel de la Gare de Courgenay, Gilberte Montavon est entrée dans la légende lors de la Première Guerre mondiale, inspirant ensuite une chanson et un film. Ce dernier sort en 1941 en pleine Deuxième Guerre mondiale et connaît un grand succès. Grand classique du cinéma suisse, vous pouvez l’acheter (8.-) ou le louer (4-.-) notamment sur AppleTV.

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En 1914, Gilberte Montavon est serveuse dans l’établissement de ses parents qui accueille de nombreux soldats stationnés en Ajoie, parmi lesquels de nombreux Suisses alémaniques.

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Aujourd’hui l’hôtel de la gare porte son nom. En 1979, une association a été créée pour racheter le restaurant de la Gare à Courgenay. Devenue fondation en 1998, elle a œuvré à la rénovation du bâtiment et travaille en collaboration avec deux associations suisses alémaniques, de Zurich et Saint-Gall, attachées comme elle à la mémoire de la "petite" Gilberte. (Source : Dictionnaire historique de la Suisse).

Autrement le village de Courgenay oscille aujourd’hui entre village résidentiel avec de petits immeubles locatifs le long de la route entre Porrentruy et Cornol et village agricole composé de fermes en contrebas de la route cantonale.

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L’église imposante trône au carrefour distinguant les deux parties du village.

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Après cette halte à Courgenay, l’après-midi touche à sa fin. Il est temps pour moi d’envisager le retour et de reprendre en direction de Délémont.

Cependant, la suite me réserve quelques belles surprises.

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La première survient dès la sortie de Cornol avec un improbable musée du sabot et à la taille minuscule. Juste à côté, une réplique du Fritz des Rangiers. Un autre clin d’œil à la période de la première guerre mondiale et un autre à la lutte pour la création du canton du Jura.

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Peu après la sortie de Cornol, j’aperçois l’entrée d’un étroit vallon qui forme un magnifique arrière-plan boisé. Je m’y engage, trop tenté même si cela annonce un détour.

Et je me mets à serpenter. Au bas de la descente, à la traversée de l’ancien village de Pleujouse, j’aperçois à droite à l’écart de la route un improbable château sur un piton rocheux.

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Je reviens sur mes pas pour aller à la découverte de ce joyau.

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De retour à la maison, j’en apprendrais plus sur ce château qui aujourd’hui accueille un restaurant.

Le château de Pleujouse voit une première tour construite vers 1100. Il se compose aujourd’hui d’un donjon circulaire du 13e siècle et d’une habitation du 16e siècle. En contrebas, plusieurs fermes des 18e et 19e siècles se succèdent le long de la route (Source : Suisse tourisme).

Quel beau petit bijou !

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Je reprends la route en direction de Délémont que je contourne pour rejoindre par de magnifiques routes Glovelier, puis Tramelan et Saint-Imier.

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A Saint-Imier, je rejoins le Chasseral pour m’émerveiller du paysage de fin de journée en montant…

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puis en profitant de la vue sur les lacs de Bienne et Neuchâtel en redescendant.

Ce seront les dernière photographie de la journée et je rejoins ensuite La Neuveville pour poursuivre en direction d’Ins, de Morat, puis l’autoroute de Fribourg à Vaulruz et enfin retour à la maison. Il sera près de 22h00 et la température est encore à 27°, mais quelle journée !

Jour 1 - Congé scientifique (01.08.2022)

Voilà. C’est parti. Ce premier août 2022, plus que la Fête nationale suisse, marque le premier jour de mon congé scientifique d’une durée de 6 mois. Il prendra officiellement fin le 31 janvier 2023.

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Durant ces six mois, je démarre un projet de recherche sur la communauté scientifique des didacticien•nes de l’histoire du Canada, de France, de Belgique et de Suisse.

Ces six premiers mois seront consacrés à rendre visite à mes collègues canadien•nes et à leurs étudiant•es. Au programme, les universités de Montréal, Trois-Rivières, Québec (Laval), Chicoutimi, Gattineau, Saint-Jérôme, Ottawa et Sherbrooke.


Le départ pour Montréal est prévu pour le samedi 27 août et le retour pour Noël…

Dans l’intervalle de mon départ, je dois encore organiser mon absence ici et planifier les aspects de ma recherche et de l’organisation de mon séjour.


La photo qui coiffe le premier billet est un joli clin d’œil qui m’a été fait le vendredi 1er juillet 2022.

Ce matin-là, j’effectuais mes dernières soutenances de mémoire professionnel dans le locaux de la HEP à Sévelin. Après la dernière soutenance de la fin de matinée, j’ai été mangé au BaseBar (@basebar.lausanne) et la plaque d’immatriculation trônait juste à côté de la table où j’ai pris place… comme une marque de passage.


Ce billet vous annonce donc de prochains billets et photos de cette nouvelle aventure.

Enjoy !

suisse🇨🇭 #canada🇨🇦 #québec

Gorges de la Tamina et Anciens bains de Pfäfers (Bad Ragaz)

Idée d'un séjour de trois jours

  • jour 1 : direction Bad Ragaz
  • jour 2 : découverte des Gorges de la Tamina et des anciens bains de Pfäfers
  • jour 3 : retour à la maison

Gorges de la Tamina. Crédit image : Kecko ([https://www.flickr.com/photos/kecko/15264484248/](https://www.flickr.com/photos/kecko/15264484248/))
Gorges de la Tamina. Crédit image : Kecko (https://www.flickr.com/photos/kecko/15264484248/)

Découverte et histoire

Aux environs de 1240, des chasseurs de Pfäfers découvrent la source d’eau thermale. Les moines de l’Abbaye bénédictine toute proche reconnaissent à cette eau à 36,5° un potentiel curatif. C’est ainsi que commence la longue histoire des bains de Pfäfers. À partir de 1840, l’eau thermale est menée par une conduite en mélèze vers Ragaz, qui se développe alors en un centre de cure de renommée mondiale et devient
Bad Ragaz.

Derrière le bâtiment des bains se trouve l’entrée de la gorge qui mène à la source. Un chemin de 450 mètres le long de la paroi rocheuse nous plonge dans une atmosphère mystique et nous mène vers la source et vers une plate-forme d’observation.

Une journée sous le signe de l'eau thermale

  • MATIN
    Départ en bus de la gare de Bad Ragaz vers les bains de Pfäfers, visite du musée et de la source

  • MIDI
    Déjeuner au restaurant des Bains de Pfäfers

  • APRÈS-MIDI
    Promenade vers Bad Ragaz – 45 à 60 minutes – et détente dans les thermes de Bad Ragaz

  • SOIR
    Dîner dans un des restaurants du « Grand Resort Bad Ragaz » avec possibilité de loger dans un de ses hôtels.

Les bains historiques de Pfäfers

Anciens Bains de Pfäfers. Source image: WikipediaAnciens Bains de Pfäfers. Source image: Wikipedia

La plus ancienne maison de cure de Suisse

Si la source fut découverte en 1240, ce n’est qu’au 17ème siècle que l’eau fut menée en dehors de la gorge dans des conduites en mélèze. La maison de cure se développe : deux auberges, buvette thermale, bains, chapelle. Bad Pfäfers se développe en un lieu de cure mais aussi en
centre de la vie sociale.

Actuellement, Bad Pfäfers est un musée qui héberge des expositions, des événements culturels et un restaurant.

On peut y visiter trois expositions permanentes : sur les bains, sur l’Abbaye bénédictine de Pfäfers et sur Paracelse.

Une salle multimédia et un guide audio font également du musée une expérience audiovisuelle.

De plus, des guides compétents pourront vous faire visiter les bains historiques de style baroque et découvrir l’évolution fascinante de la culture du thermalisme.

Renseignements et résevations

Tél. +41 81 302 71 61
info@altes-bad-pfaefers.ch

  • Heures d'ouverture
    Pendant la haute saison, de fin mai à fin septembre, tous les jours de 10h à 17h30.
    Pendant la basse saison, d’environ mi-avril à fin mai et de fin septembre à environ mi-octobre, tous les jours de 10h à 16h15

  • Tarifs
    Entrée vers la source: 5.– par personne.

  • Conseils
    S’équiper de bonnes chaussures et d’un vêtement de pluie. Les chiens ne sont pas admis dans la gorge. (à partir du tourniquet)

Lien :

Carnet de note : Rédiger en Markdown en ligne

Trois solutions s'offrent à moi pour sérieusement rédiger directement en ligne et en markdown:

Chacune de ces solutions sont intéressantes et disposent de leurs spécificités.

1. Standard Notes

Standard Notes est plus particulièrement adaptée à un usage personnel et non à un usage collaboratif ou participatif. Elle est néanmoins relativement puissante et multiplateforme (Mac, Windows, Linux, Androïd, iOS). Elle dispose même d’un mode web parfaitement utilisable y compris sur tablette.

La grande force de l'application réside dans le chiffrement des fichiers de bout en bout (end-to-end) assurant que vous serez le seul à pouvoir disposer de vos données. En effet, dans un système de chiffrement de bout en bout, vous disposez d'une clé de chiffrement lors de l'échange de données entre un serveur et votre ordinateur ou tablette ou smartphone.

L’organisation des Notes se fait par le biais de tags. En mode avancé, ces tags peuvent être de plusieurs niveaux qui de facto fonctionnent comme s’il s’agissait de dossiers et de sous-dossiers. L’application fonctionne particulièrement bien en adoptant la syntaxe markdown.

L'interface est épurée.

La version 3.20 de Standard Notes introduit deux fonctionnalités clés : le stockage de fichiers cryptés (100 Go) et la sauvegarde de fichiers cryptés.

Avec les fichiers cryptés, je peux glisser et déposer en toute transparence des images, des documents, des vidéos, des zips ou tout autre type de fichier directement dans Standard Notes. Il sera crypté morceau par morceau et téléchargé sur mon cloud privé. Il n'y a pas de limite de taille de fichier individuel virtuel, bien qu'il puisse y avoir des limites pratiques en fonction de votre appareil.

2. hackmd.io

C'est la version la plus utile pour collaborer en ligne et travailler avec GitHub.

Pour organiser ses notes en dossiers, je détourne les espaces de travail (workspace).

C'est aussi le plus simple pour importer et utiliser une photo.

Je peux aussi intégrer du code pour une vidéo YouTube :

3. StackEdit

StackEtdit est une solution à envisager plus particulièrement pour enregistrer les fichiers sur GoogleDrive ou DropBox.

Je peux aussi publier sur un de mes sites Wordpress pour autant que JetPack soit installé. C'est aussi très intéressant comme outil de rédaction, publication. Je l'utiliser leblogcafe.ch. Il est aussi possible de mettre à jour un billet publié ("Publish now").

C'est mieux que d'installer un éditeur markdown sur son blog Wordpress. Carrément.

Au niveau de la gestion, il est possible d'organiser ses notes en dossiers et sous-dossiers. C'est moins intuitifs, je trouve, qu'avec Standard Notes.

Je peux aussi intégrer du code pour une vidéo YouTube :

Written with StackEdit.

Open Edition : Géographes français en Seconde Guerre mondiale

L'ouvrage Géographes français en Seconde Guerre mondiale sous la direction de Nicolas Ginsburger, Marie-Claire Robic et Jean-Louis Tissier est désormais disponible en intégralité en Open édition.

Géographes français en Seconde Guerre mondiale

Présentation de l'ouvrage

« La terre, elle, ne ment pas. » Ces mots bien connus, valant slogan de la « Révolution nationale », ont longtemps fait croire que les géographes français avaient trouvé un terreau favorable dans le régime de Vichy, comme semblait le montrer sa décision de créer la licence et l’agrégation de géographie. Pourtant, si certains d’entre eux ont bien été proches des structures issues de la défaite française, par idéologie, par autoritarisme institutionnel et technocratique ou encore par opportunisme, d’autres – sans doute plus nombreux – ont été des opposants plus ou moins déclarés et engagés, parfois même d’ardents résistants ou des victimes de l’extrême violence de la Seconde Guerre mondiale. Souvent oubliés aujourd’hui, leurs parcours, témoignant de leurs refus d’accepter les idées et la politique de l’occupant et de l’État français, méritent pourtant d’être mieux connus et compris.

Ces cas individuels, dans leur diversité, incarnent, chacun à sa manière, une discipline alors beaucoup plus riche et active qu’on ne le pense généralement, où le ruralisme et le régionalisme coexistaient avec des courants de pensée dynamiques développant des logiques de spatialité et de mondialité étrangères à la pensée vichyste ou au nazisme, où les idées les plus controversées (comme la « géopolitique » ou l’« espace vital ») étaient discutées voire déconstruites, où des circulations et des réflexions paradoxalement favorisées par le conflit menaient vers des ailleurs et des exils intérieurs et extérieurs, porteurs d’une modernité fructueuse pour la seconde moitié du XXe siècle.
Le regard nouveau que portent les auteurs réunis dans ce volume sur cette période de la géographie française et sur ses représentants en Europe et dans le monde permet de l’envisager de manière équilibrée, pour en rectifier la « légende noire », et de dessiner les véritables lignes de force disciplinaires dans ces « années de tourmente », par l’étude détaillée d’itinéraires personnels et collectifs et le recours à de nombreuses archives et sources.

Lien pour accéder à l'ouvrage : https://books.openedition.org/psorbonne/100430

Bâtir un sentiment communautaire virtuel

L'école n'est pas qu'un lieu d'apprentissage. Il s'agit aussi d'un des premiers milieux de socialisation des enfants. Ils vont rencontrer différents types de personnalités et s'apercevoir avec lesquelles ils travaillent le mieux. Alors, quand la pandémie a mis la hache dans les activités sociales et obligé tout le monde, pendant une période, à suivre des cours en ligne, cela n'a pas été simple autant pour les élèves que les enseignants. Ces derniers ont dû se lancer dans l'enseignement virtuel sans trop l'avoir expérimenté auparavant.

Nombre d'entre eux ont donc dû chercher des conseils en ligne de collègues au niveau national et international ayant déjà dirigé un tel type de formation. Sur toutes les listes des éléments à prendre en compte, il y en a un qui revient toujours : bâtir un sens de communauté en ligne.

Cela est encore plus important qu'en présentiel parce que ce sentiment permet d'éliminer l'aspect déshumanisant du processus. En effet, plus de bureaux proches offrant l'occasion de discuter ou de travailler ensemble, plus de coin lecture ou de fenêtres où observer l'extérieur. La classe virtuelle se résume à un ordinateur, une caméra, un micro et un écran affichant différentes images de plus ou moins bonne résolution. Il est donc très facile pour l'enfant de se sentir isolé.

_« Comment ça va? »

Une des premières activités importantes dans le cadre de la classe virtuelle est de vérifier l'état des apprenants. Cela peut sembler futile mais dans un contexte où il est plus difficile de s'exprimer, prendre le temps de demander à chacun comment il se sent est essentiel. Cela renforce le lien avec l'enseignant et aussi le reste des camarades. Cette professeure de théâtre utilisait un exercice appelé "les roses et leurs épines". Chaque élève devait décrire sa rose, c'est-à-dire une chose de positive pour eux aujourd'hui, et son épine, un élément plus négatif. L'enseignant est invité à faire de même pour ajouter au sentiment de communauté. Toutefois, ce concept n'est pas là comme une thérapie. L'idée est seulement de donner un portrait juste de ce qui se passe pour chacun.

Cette vérification de l'état des apprenants n'est pas que bonne au primaire et au secondaire. Les étudiants universitaires suivant des cours en ligne peuvent bénéficier d'une brève période pour dire ce qu'ils vivent. Le simple fait de le partager permettra à d'autres de discuter à la suite du cours ou, s'il en a le temps, avec le professeur.

Cela fait partie de ces activités que les Américains appellent des "bell ringers", c'est-à-dire des exercices à faire dès l'entrée en classe. Ainsi, plutôt que bavarder inutilement en attendant que le cours commence, ils peuvent amorcer une activité créative. Par exemple, ils pourraient trouver un émoji représentant comment se passe leur journée. Ou créer une liste des termes appris dans les derniers cours.

Un autre élément qui aide dans la formation d'une communauté d'apprentissage est l'intégration des parents. En effet, nous pourrions les oublier mais eux aussi se sentent dérangés par cette approche non traditionnelle. Le rôle de l'enseignant sera alors de trouver des méthodes de communication simples pour les rassurer sur l'évolution de l'apprentissage, un retour sur les évaluations, sur le fait que les travaux sont suivis, etc. Ces rétroactions sont fort importantes. Il est possible de créer de petits tutoriels qu'ils peuvent écouter afin de leur montrer comment accéder avec leur enfant à l'environnement numérique de travail, consulter des vidéos avant les cours, etc. Une tâche additionnelle, bien sûr, qui permet toutefois d'épauler les parents qui seraient moins technophiles.

Utiliser tous les outils disponibles

L'autre part importante de la création de communauté est le fait de réaliser des activités de classe. Certes, le dispositif virtuel semble faire barrage à ce genre d'exercices. Pourtant, il existe une pléthore d'applications et de solutions offrant des possibilités pédagogiques avec toute la classe ou en petites équipes.

Ainsi, il est possible d'en trouver, surtout en anglais, des jeux d'évasion virtuels réalisables en équipes. Même chose pour des chasses au trésor jouables en ligne ou des activités qui demandent de chercher sur Internet sur des sites sûrs. Par exemple, Wikipédia peut devenir ludique. Il suffit de partir d'une page pour se rendre à une autre le plus vite possible en utilisant seulement les hyperliens internes du site. Comment accéder rapidement de la page de «François Hollande »à «écureuil» avec le moins de clics?

Différentes activités existent aussi pour "briser la glace" ou permettre de mieux se connaître. Cela peut être de partager un objet cher aux yeux de chacun ou de demander à chaque apprenant de rédiger une question pour connaître leurs camarades. Chaque cours, un nouveau sujet est pigé et discuté en groupe. D'ailleurs, il ne faut pas se gêner pour intégrer dans le rythme du cours des périodes de détente. Que ce soit des discussions impromptues, des courts jeux en ligne ou des vidéos proposant de bouger, tout est bon pour se dégourdir un peu.

Enfin, même si le contexte ne permettait pas les visites au musée, il existe diverses expositions en ligne qu'il est possible de visiter avec sa classe. Des zoos ont en outre des caméras dans certains enclos, donnant l'occasion de parler de certains animaux et de les observer. Et puis, rien n'empêche de recevoir un invité qui fera une petite conférence sur un sujet qui semble cohérent avec le cursus. Ça marche très bien autant au niveau universitaire que secondaire ou primaire. Cette allocution peut être suivie d'une période de questions et même d'une activité de groupe par la suite.

La classe virtuelle oblige les individus à rester chez soi devant son ordinateur ou sa tablette. Mais cela ne veut pas dire qu'il faille étudier de façon isolée. Au contraire, Internet pullule d'outils tentant de rapprocher les gens, peu importe leur lieu d'origine. Aux enseignants de se les approprier et s'assurer de faire des liens avec chaque apprenant malgré la distance.

_Illustration _: Charles Deluvio sur Unsplash

_Références _:

Casebeer, Daniel. "How to Build a Strong Virtual Classroom Community." Edutopia. Dernière mise à jour : 5 mars 2021. https://www.edutopia.org/article/how-build-strong-virtual-classroom-community.

Jurado, Bibiana. "Building Community in a Virtual Classroom." Mobile Permissions. Dernière mise à jour : 15 février 2021. https://www.mobilepermissions.com/2021/01/building-community-in-a-virtual-classroom/.

Kennedy, Laney. "30 Virtual School Activities That Students & Educators Love." Prodigy. Dernière mise à jour : 15 juin 2021. https://www.prodigygame.com/main-en/blog/virtual-school-activities/.

Nordleaf-Nelson, Gretchen. "Creating Community in the Virtual Theatre Classroom." ISTA. Dernière mise à jour : 18 août 2021. https://ista.co.uk/news-item/creating-community-in-the-virtual-theatre-classroom/.

Renz, Eddie. "15 Ideas for Building Community in Your Virtual Classroom." Iteach. Dernière mise à jour : 24 janvier 2021. https://www.iteach.net/blog/15-ideas-for-building-community-in-your-virtual-classroom/.

Ruco, Arlinda, and Emmanuelle Arpin. "Building an Effective Classroom Community Online." University Affairs. Dernière mise à jour : 26 août 2021. https://www.universityaffairs.ca/career-advice/career-advice-article/building-an-effective-classroom-community-online/.

Vinikas, Immanuel. "10 Virtual Classroom Ideas For More Engaging Sessions." Kaltura. Dernière mise à jour : 18 août 2021. https://corp.kaltura.com/blog/virtual-classroom-ideas/.

Weyandt, Janet. "Building Real Community in the Virtual Classroom." The Étude Group. Dernière mise à jour : 24 mars 2021. https://www.etudegroup.org/elementaryschool/esaa-blog/building-real-community-in-the-virtual-classroom/.

Articles sur «Brise-glace pédagogique» -


Source : cursus.edu

« Comment l’enseignement de la seconde guerre mondiale a-t-il évolué depuis soixante-quinze ans en France et dans le canton de Vaud ? »

Dans une tribune du « Le Monde de l'éducation » datant du 29 juin, Bertrand Lécureur, chargé de conservation et de recherche au Musée national de l’éducation (Munae), raconte comment l’exposé de la Seconde guerre mondiale a évolué depuis 1945. Nous vous proposons de mettre les éléments de cette tribune en regard de la situation dans le cadre scolaire vaudois.

Afin d'appréhender les changements didactiques, les instructions officielles apportent, pour Bertrand Lécureur, les meilleures informations, de même que le contenu illustré des manuels d'histoire. Ces derniers permettent aussi d'appréhender le renouvellement des démarches pédagogiques, également reflété par les travaux d'élèves réalisés au fil des années. Pour notre part, nous nous appuyons principalement sur les manuels d'histoire utilisés dans le canton de Vaud ainsi que sur les programmes scolaires lorsque nous y avons eu accès.

Maquette du camp d'Auschwitz, réalisée par des élèves de 3e du collège de Pavilly \(Seine-Maritime\) en 2015-2016. Maquette du camp d'Auschwitz, réalisée par des élèves de 3e du collège de Pavilly (Seine-Maritime) en 2015-2016.

Une lente intégration du conflit dans les programmes

Très rapidement après la fin du conflit, cet enseignement apparaît en fin de cycle primaire. Dès l'automne 1944, des enseignants entreprennent de faire raconter ou dessiner à leurs élèves leur quotidien, de 1940 jusqu'au départ de l'occupant.

Il faut attendre les années 1960 pour que la seconde guerre mondiale soit officiellement intégrée dans les programmes de l'enseignement secondaire, en 1re ou terminale d'abord, puis en 3e. A partir de 1961, le Concours national de la Résistance et de la déportation, qui existe encore aujourd'hui, est également proposé aux élèves des collèges et lycées, tandis que les visites scolaires de lieux de mémoire ou les projections thématiques dans les ciné-clubs se multiplient.

Certains éléments contenus dans les manuels scolaires viennent contredire la doxa historiographique de forte héroïsation de la Résistance et d'amnésie complète au sujet de la collaboration ou du sort spécifique des juifs. Une autre singularité méconnue de cette période réside dans les échanges franco-allemands intenses sur l'enseignement de la période 1939-1945, à l'initiative de l'Association des professeurs d'histoire-géographie et du Georg-Eckert-Institut de Brunswick.

La parole des témoins

A partir de 1980, l'enseignement de l'histoire dans son ensemble va connaître de profonds bouleversements liés aux critiques formulées à son égard par l'historien Alain Decaux. Concernant la seconde guerre mondiale plus particulièrement, les effets conjugués de travaux scientifiques novateurs, du nombre croissant d'études sur le génocide des juifs, qui viennent répondre à l'offensive négationniste, mais aussi de l'impact de certains films enrichissent le contenu des manuels et le discours des professeurs, familiarisent les élèves avec ce sujet.

Dans les années 2000, l'enseignement de la seconde guerre mondiale s'est trouvé à plusieurs reprises sous les feux de l'actualité avec les polémiques liées à la demande officielle de lecture aux élèves de la lettre de Guy Môquet, en 2007 puis l'année suivante, avec la proposition de confier à chaque élève de CM2 l'entretien de la mémoire d'un enfant juif victime du génocide. Régulièrement, les médias relaient des controverses sur les difficultés de l'enseignement de la Shoah, remis en cause dans certains établissements, qui viennent surtout rappeler toute la diversité des situaltions scolaires et le risque de les généraliser ou de les schématiser trop rapidement.

L'apport du numérique

Dans la dernière partie de sa tribune, Bertrand Lécureur met en avant des projets menés en classe depuis une dizaine d'années avec des élèves à l'aide du numérique. Ces travaux mettent en avant la vie quotidienne durant la guerre, le profil de toutes les victimes ou encore les grands débats sur les responsabilités publique ou individuelle dans le conflit.

A mon avis, ces projets illustrent les possibilités offertes par le numérique aux enseignant•es pour s'émanciper des contenus des manuels scolaires, voire des programmes officiels. Certains des ces projets sont aussi soutenus par des partenaires institutionnels. Il en est ainsi des récentes productions d'élèves des collèges Georges-Braque et Boieldieu de Rouen où les élèves ont été invités à travailler sur un massacre oublié, le 9 juin 1940 dans la ville, à l'arrivée de l'armée allemande. Les victimes furent des soldats français d'origine africaine et quelques infortunés civils, dont le seul tort était leur couleur de peau.

Production des élèves de 3e des collèges Boëldieu et Georges-Braque de Rouen, en lien avec la mémoire des soldats africains massacrés le 9 juin 1940.
Production des élèves de 3e des collèges Boëldieu et Georges-Braque de Rouen, en lien avec la mémoire des soldats africains massacrés le 9 juin 1940.

Ces productions scolaires sur ces faits, réalisées sous forme numérique mais aussi matérielle, exploitent certaines ressources du Munaé, comme celles sur l'idéologie raciale répandue dans la première moitié du XXe siècle. Bertrand Lécureur note aussi que de tels projets pédagogiques ' ont déjà et également été menés concernant la première guerre mondiale, lors des commémorations de son centenaire.

Nota Bene :

L'exposition « Histoire d'hier dans les mains d'aujourd'hui. Des élèves rouennais présentent le massacre du 9 juin 1940 » est présenté au Munaé du 28 juin au 15 juillet, et sur son site Internet. Celui-ci permet aussi une visite virtuelle de la récente exposition « Les Enfants de la Résistance. Etre jeune en 39-45 ». A partir du 18 décembre, le musée proposera l'exposition « Soixante-quinze ans d'enseignement de la seconde guerre mondiale (194 5-2020) ».

Source : www.lemonde.fr

Colloque Humanistica 2021 - Sciencesconf.org

Colloque Humanistica 2021 - Sciencesconf.org

Proposition de groupe de travail « Humanités numériques, éducation et formation »

Coordinateurs :
Thibaud Hulin, Université de Franche-Comté thibaud.hulin@univ-fcomte.fr
Aude Seurrat, université Paris 13, aude.seurrat@univ-paris13.fr

Durée souhaitée : 2h

Forme proposée : discussion avec les participants du colloque, à partir d'interventions des chercheur⋅e⋅s du groupe thématique numérique « Humanités numériques et éducation » (HUMANE - gtNum 7), porté par le Groupement d'Intérêt Scientifique Innovation, Interdisciplinarité, Formation (GIS2if) soutenu par la Direction Numérique pour l'Education (MNEJS).

Le GIS2if est une structure fédérative et interdisciplinaire qui met en réseau des chercheurs et des équipes de recherche travaillant sur les phénomènes d'innovation dans la formation. Elle se focalise en particulier sur les phénomènes d'innovation technologique, d'industrialisation de la formation et sur les interactions entre innovation et industrialisation.
Argumentaire. Alors que les pratiques de formation à distance se massifient, la recherche croisée en humanités numériques dans le champ de l'éducation et de la formation soulève des questions vives. Quelles sont les compétences numériques à enseigner des plus jeunes élèves jusqu'aux adultes en formation initiale et continue ? Quelles sont les conséquences du décloisonnement des savoirs opérés par ces enseignements ? Comment recenser, décrire et partager les expériences pédagogiques ? Quelle est la place et quelles sont les spécificités des sciences humaines et sociales dans ces enseignements ?

Pour répondre à ces enjeux actuels, les intervenants s'appuieront sur l'expérience acquise et les réflexions menées collectivement dans le groupe de travail : pour décrire et partager les pratiques enseignantes, pour cartographier la sémantique du champ des « humanités numériques, éducation et formation », enfin pour analyser la mise en œuvre d'enseignements en lien avec le contexte social et l'orientation de l'apprenant et pour analyser les conceptions du numérique à l'œuvre dans ces enseignements .

Les intervenants s'appuieront sur leur expérience de la recherche dans le domaine, et présenteront les avancées du projet HUMANE qui vise à fédérer les ressources pédagogiques et les recherches alliant humanités numériques, éducation et formation.

Références

Baron, G.-L., & Bruillard, E. (1996). L'informatique et ses usagers dans l'éducation. PUF. http://mutatice.net/glbaron/lib/exe/fetch.php/baron_bruillard_livre1996-fprepub2.pdf

Baron, G.-L. (2020). Brèves réflexions sur les humanités numériques. Frantice, 17, sous presse. pré publ : http://mutatice.net/glbaron/lib/exe/fetch.php/hn_baron_frantice_v3.pdf.

Drot-Delange, B., Pellet, J-Ph., Delmas-Rigoutsos, Y. et Bruillard, E. (2019). Pensée informatique : points de vue contrastés. Rubrique de la Revue STICEF. STICEF, 26 (1).
Collet, L., Hulin, T., & Rémond, É. (2021). Les enjeux de la formation de formateurs aux humanités numériques. In F. Paquienséguy & N. Pélissier, Questionner les humanités numériques : Positions et propositions des SIC. CPDirSIC.
Fiormonte, D. (2012). Towards a cultural critique of the digital humanities. Historical Social Research/Historische Sozialforschung, 59–76.

Hulin, T., & Petit, L. (2017). Pour une généalogie de la technique. Revue française des sciences de l'information et de la communication, 10. https://doi.org/10.4000/rfsic.2649.

Laferrière, T. (2020). La recherche en partenariat pour l'enseignement d'hier à demain. Revue hybride de l'éducation, 4(1), 94–115. https://doi.org/10.1522/rhe.v4i1.974

Lardellier, P., & Hulin, T. (Éds.). (2020). Les nouvelles médiations pédagogiques. Design et innovation pédagogiques, expériences d'enseignement technologique. L'Harmattan.

Il était une fois 2020…

Jusqu'au 31 décembre, je vous propose ma rétrospective avec une photo pour chaque mois de cette année des plus particulière, probablement la plus étrange que j'ai connue en plus de cinquante ans. Les photos sont mises en perspective en lien avec cette pandémie qui nous a tous frappé d'une manière ou d'une autre.

Il était une fois 2020… : Lutry - dimanche 5 janvier

Début janvier, le bord du lac Léman brille baigné par le soleil en ce premier week-end de l'année. L'air est frais. Le plongeoir n'accueille encore que les mouettes. La situation sanitaire en Chine paraît encore bien loin.

Il était une fois 2020… : Londres - samedi 1er février

Profitant de l'intersemestre et avant de reprendre avec le semestre de printemps, nous profitons pour faire un break de deux jours et demi sur un week-end à Londres.
Nous sommes samedi. Les rues sont joyeuses et bondées.

Dans le métro et les rues bondées, seuls les Asiatiques portent un masque. Mais la pandémie se rapproche. Serons-nous les prochains.

Personne ne se doute encore que les vacances d'été se dérouleront pour l'écrasante majorité d'entre nous dans notre propre pays.

Il était une fois 2020… : La Tour-de-Peilz & Blonay - dimanche 15 mars

En ce dimanche 15 mars, tout a basculé depuis deux jours. Le vendredi 13 mars, les décisions me plongent dès le lundi 16 mars en télétravail. Nous basculons dans le confinement. Les sorties sont limitées au strict minimum.

La circulation sur l'autoroute se fait rare déjà en ce dimanche après-midi.

Désormais, je rythme mes journées avec une sortie quotidienne de 30 minutes à 1 heure à pied dans la campagne avoisinante. Je n'ai pas à me plaindre. Le cadre est magnifique et apaisant.

Le quotidien proche devient mon support photographique privilégié lors de ces promenades jusqu'au mois de juin et à nouveau depuis fin octobre et le retour au télétravail.

Finalement, la moitié de mon année 2020 a basculé en mode télétravail et confinement plus ou moins complet.

Il était une fois 2020… : Les Ludoviales - jeudi 30 avril

Je, tu, nous, ils zoomons (et équivalents).
Voilà probablement la photo résumant le mieux le passage au télétravail en 2020.

En même temps, la situation exceptionnelle a mobilisé également des énergies exceptionnelles. Les Ludovia français, suisse, belge et canadien se mobilisent pour organiser pendant les vacances de Pâques les Ludoviales (du 27 au 30 avril), notre première expérience entièrement en ligne, pour des retours d'expérience, des ateliers, des mises en perspective (conférence, tables rondes) de ce basculement de nos systèmes scolaires entièrement à distance depuis un mois et demi.

Un truc de ouf réussi et un besoin énorme de pouvoir échanger pour tous les participant•es. Que cela fait du bien !

Site : http://ludoviales.com/

Il était une fois 2020… : Les Ecorcheresses - dimanche 17 mai

Deux mois de confinement sont passés. Les règles s'assouplissent quelque peu, même si les lieux publics sont encore fermés pour la plupart.

La situation sur les routes et en traversant les localités est étrange. Je croise peu de gens. Devant quelques restaurants, des personnes attendent en file indienne et masqués pour prendre leur repas à l'emporter. Il s'agit presque de villages ou villes fantômes.

Au début mai, la circulation automobile est très restreinte. Par contre, par beau temps, les motos sont les reines de la route.

Les premières virées sont étranges. Je regarde le paysage et les alentours de manière nouvelle. Après deux mois d'enfermement quasi complet, les premiers tours de roue me donnent l'impression de redécouvrir un monde qui avait disparu.

C'est l'occasion de revenir à d'anciens modes de roadtrip également. Il s'agit de limiter les contacts et de suppléer à la fermeture des établissements publics en se confectionnant un pique-nique. Et en oubliant pas le papier de toilette.

Il était une fois 2020… : Lac de Morat - vendredi 19 juin

Après trois mois de télétravail, les jambes et la tête fourmillent d'un besoin de sortir de ce temps immobile où la semaine et le week-end ne se distinguent guère.

Alors, profitant de ma fonction président de la Fondation vaudoise du patrimoine scolaire, je décide de me rendre à l'occasion dans les locaux de la fondation. Ceux-ci se trouvent à Yverdon-les-Bains. Et je peux y travailler seul ou avec Yvonne Cook, ma collègue de la fondation. Je change ainsi de cadre de travail et je me change aussi les idées.

J'en profite également pour prendre des chemins de traverse en rentrant avec ma moto.

Ce jour-là, le ciel est gris et même pluvieux. Qu'importe. Je zigzague dans le Vully et je m'arrête au bord du lac de Morat, histoire de profiter du paysage.

Il était une fois 2020… : Monument de la Résitance Thines - mardi 28 juillet

Finalement, nous sommes arrivés à l'été avec les projets de vacances suspendus à l'ouverture éventuelle des frontières.

Pour nos amis québécois, nous savons déjà que nous n'aurons pas l'occasion de les accueillir lors de leur voyage familial en Europe.

Reste une dernière semaine, pour laquelle il était prévu de rejoindre une partie de la famille en Ardèche.

Début juillet, les frontière s'ouvrent en Europe et il devient possible de rejoindre la famille en Ardèche. Nous descendons à moto. Une fois encore, nous profitons de la moto pour rester largement autonome et pique-niquer plutôt que de s'arrêter dans un établissement public.

Durant le séjour, j'en profite pour une journée en solo à moto dans la région. C'est ainsi que je vais découvrir le village de Thines auquel il faut accéder à pied et à son monument de la Résistance.

Il était une fois 2020… : Coire - mardi 4 août

L'été 2020 a été l'occasion pour de nombreux Romands de passer leurs vacances en Suisse alémanique. Ils seront nombreux à se rendre notamment dans les Grisons.

Pour ma part, je m'y rendais déjà régulièrement. Début août, je profite également pour une mini-semaine à moto en Suisse.

Pour 2020, je me décide pour un parcours m'amenant au Tessin, dans les Grisons, les cantons de Saint-Gall, Appenzell, Uri et Berne.

Comparé à la situation vécue en Suisse romande, celle vécue pendant ce séjour en Suisse allemande était particulière avec notamment peu de mesures de protections et peu distanciation sociale.

Finalement, la réalité de la pandémie n'a touché la Suisse allemande qu'en décembre de cette année. Ce qui nous amène à un quasi-confinement en cette fin d'année et jusqu'au 22 janvier 2021.

Il était une fois 2020… : Vevey - samedi 12 septembre

La culture a été une des principales victimes de la pandémie. La situation est dramatique pour les personnes qui en vivent.

Dans ce contexte, la tenue du Festival Images a été une véritable bouffée d'air et une forme de petit miracle.

C'est un festival que j'apprécie tout particulièrement par son parti-pris. Il consiste à amener la culture vers/avec les gens, dans les lieux qu'ils fréquentent ou qu'ils sont ravis d'investir.

Comme d'habitude, cette édition a été remarquable. Un grand merci à Stefano Stoll et à son équipe. Vivement 2022.

Il était une fois 2020… : St-Moritz - mercredi 21 octobre

Si nous avons été en mesure de débuter l'année académique 2020-2021 partiellement dans les salles de cours, la situation est devenue rapidement fragile et tendue.

Difficile de ne pas imaginer un retour au télétravail et à des formes de confinement.

Durant la semaine d'interruption des cours à la HEP Vaud, nous prenons un bon bol d'air en Engadine du côté de St-Moritz. La vallée se prête particulièrement bien à des promenades à pied. Certaines remontées mécaniques ou funiculaires sont également en fonction et nous permettent de prendre de la hauteur pour bénéficier de points de vue magnifiques.

La semaine de la reprise des cours sera la dernière où des activités en présentiel seront possibles. En moins d'une semaine, nous recevons trois directives différentes. Le vendredi 30 octobre marque le dernier jour de ce monde intermédiaire. Le lundi 2 novembre, nous passons à nouveau et, sauf exception, au télétravail et à l'enseignement à distance.

Il était une fois 2020… : Dans les vignes - jeudi 5 novembre

Avec le retour du télétravail et de l'enseignement à distance, je reprends mes promenades matinales dans la campagne avoisinante.

L'automne et ses couleurs sont bien là. Il faut reconnaître que c'est magnifique.

Néanmoins, il n'est pas question de revivre le même enfermement qu'au printemps. Je me rends à Lausanne le lundi pour débuter ma semaine et aussi un autre jour à Yverdon-les-Bains toutes les deux semaines (ou moins).

Désireux de limiter les contacts, je fais les trajets à moto.

Il était une fois 2020… : Première neige- mardi 1er décembre

En ce mardi 1er décembre, la première neige fait son apparition autour de la maison.

Ce moment-là est toujours magique. Ma promenade du jour sera un véritable enchantement.

Ainsi s'achève cette rétrospective de cette curieuse année 2020.

En même temps, il est difficile de parler d'une nouvelle année à partir du premier janvier. J'ai l'impression de ne pas sortir de l'année 2020. La situation sanitaire reste préoccupante. Le virus occupe largement nos esprits. L'arrivée du vaccin et la vaccination ne produiront que progressivement des effets sur notre vie sociale, culturelle, familiale et économique. Il se peut que la nouvelle année ne débute véritablement qu'en juillet.

Je vous adresse néanmoins tous mes meilleurs voeux à vous et à vos proches. Keep safe !

Il était une fois 2020…

Jusqu'au 31 décembre, je vous propose ma rétrospective avec une photo pour chaque mois de cette année des plus particulière, probablement la plus étrange que j'ai connue en plus de cinquante ans. Les photos sont mises en perspective en lien avec cette pandémie qui nous a tous frappé d'une manière ou d'une autre.

Il était une fois 2020… : Lutry - dimanche 5 janvier

Début janvier, le bord du lac Léman brille baigné par le soleil en ce premier week-end de l'année. L'air est frais. Le plongeoir n'accueille encore que les mouettes. La situation sanitaire en Chine paraît encore bien loin.

Il était une fois 2020… : Londres - samedi 1er février

Profitant de l'intersemestre et avant de reprendre avec le semestre de printemps, nous profitons pour faire un break de deux jours et demi sur un week-end à Londres.
Nous sommes samedi. Les rues sont joyeuses et bondées.

Dans le métro et les rues bondées, seuls les Asiatiques portent un masque. Mais la pandémie se rapproche. Serons-nous les prochains.

Personne ne se doute encore que les vacances d'été se dérouleront pour l'écrasante majorité d'entre nous dans notre propre pays.

Il était une fois 2020… : La Tour-de-Peilz & Blonay - dimanche 15 mars

En ce dimanche 15 mars, tout a basculé depuis deux jours. Le vendredi 13 mars, les décisions me plongent dès le lundi 16 mars en télétravail. Nous basculons dans le confinement. Les sorties sont limitées au strict minimum.

La circulation sur l'autoroute se fait rare déjà en ce dimanche après-midi.

Désormais, je rythme mes journées avec une sortie quotidienne de 30 minutes à 1 heure à pied dans la campagne avoisinante. Je n'ai pas à me plaindre. Le cadre est magnifique et apaisant.

Le quotidien proche devient mon support photographique privilégié lors de ces promenades jusqu'au mois de juin et à nouveau depuis fin octobre et le retour au télétravail.

Finalement, la moitié de mon année 2020 a basculé en mode télétravail et confinement plus ou moins complet.

Il était une fois 2020… : Les Ludoviales - jeudi 30 avril

Je, tu, nous, ils zoomons (et équivalents).
Voilà probablement la photo résumant le mieux le passage au télétravail en 2020.

En même temps, la situation exceptionnelle a mobilisé également des énergies exceptionnelles. Les Ludovia français, suisse, belge et canadien se mobilisent pour organiser pendant les vacances de Pâques les Ludoviales (du 27 au 30 avril), notre première expérience entièrement en ligne, pour des retours d'expérience, des ateliers, des mises en perspective (conférence, tables rondes) de ce basculement de nos systèmes scolaires entièrement à distance depuis un mois et demi.

Un truc de ouf réussi et un besoin énorme de pouvoir échanger pour tous les participant•es. Que cela fait du bien !

Site : http://ludoviales.com/

Il était une fois 2020… : Les Ecorcheresses - dimanche 17 mai

Deux mois de confinement sont passés. Les règles s'assouplissent quelque peu, même si les lieux publics sont encore fermés pour la plupart.

La situation sur les routes et en traversant les localités est étrange. Je croise peu de gens. Devant quelques restaurants, des personnes attendent en file indienne et masqués pour prendre leur repas à l'emporter. Il s'agit presque de villages ou villes fantômes.

Au début mai, la circulation automobile est très restreinte. Par contre, par beau temps, les motos sont les reines de la route.

Les premières virées sont étranges. Je regarde le paysage et les alentours de manière nouvelle. Après deux mois d'enfermement quasi complet, les premiers tours de roue me donnent l'impression de redécouvrir un monde qui avait disparu.

C'est l'occasion de revenir à d'anciens modes de roadtrip également. Il s'agit de limiter les contacts et de suppléer à la fermeture des établissements publics en se confectionnant un pique-nique. Et en oubliant pas le papier de toilette.

Il était une fois 2020… : Lac de Morat - vendredi 19 juin

Après trois mois de télétravail, les jambes et la tête fourmillent d'un besoin de sortir de ce temps immobile où la semaine et le week-end ne se distinguent guère.

Alors, profitant de ma fonction président de la Fondation vaudoise du patrimoine scolaire, je décide de me rendre à l'occasion dans les locaux de la fondation. Ceux-ci se trouvent à Yverdon-les-Bains. Et je peux y travailler seul ou avec Yvonne Cook, ma collègue de la fondation. Je change ainsi de cadre de travail et je me change aussi les idées.

J'en profite également pour prendre des chemins de traverse en rentrant avec ma moto.

Ce jour-là, le ciel est gris et même pluvieux. Qu'importe. Je zigzague dans le Vully et je m'arrête au bord du lac de Morat, histoire de profiter du paysage.

Il était une fois 2020… : Monument de la Résitance Thines - mardi 28 juillet

Finalement, nous sommes arrivés à l'été avec les projets de vacances suspendus à l'ouverture éventuelle des frontières.

Pour nos amis québécois, nous savons déjà que nous n'aurons pas l'occasion de les accueillir lors de leur voyage familial en Europe.

Reste une dernière semaine, pour laquelle il était prévu de rejoindre une partie de la famille en Ardèche.

Début juillet, les frontière s'ouvrent en Europe et il devient possible de rejoindre la famille en Ardèche. Nous descendons à moto. Une fois encore, nous profitons de la moto pour rester largement autonome et pique-niquer plutôt que de s'arrêter dans un établissement public.

Durant le séjour, j'en profite pour une journée en solo à moto dans la région. C'est ainsi que je vais découvrir le village de Thines auquel il faut accéder à pied et à son monument de la Résistance.

Il était une fois 2020… : Coire - mardi 4 août

L'été 2020 a été l'occasion pour de nombreux Romands de passer leurs vacances en Suisse alémanique. Ils seront nombreux à se rendre notamment dans les Grisons.

Pour ma part, je m'y rendais déjà régulièrement. Début août, je profite également pour une mini-semaine à moto en Suisse.

Pour 2020, je me décide pour un parcours m'amenant au Tessin, dans les Grisons, les cantons de Saint-Gall, Appenzell, Uri et Berne.

Comparé à la situation vécue en Suisse romande, celle vécue pendant ce séjour en Suisse allemande était particulière avec notamment peu de mesures de protections et peu distanciation sociale.

Finalement, la réalité de la pandémie n'a touché la Suisse allemande qu'en décembre de cette année. Ce qui nous amène à un quasi-confinement en cette fin d'année et jusqu'au 22 janvier 2021.

Il était une fois 2020… : Vevey - samedi 12 septembre

La culture a été une des principales victimes de la pandémie. La situation est dramatique pour les personnes qui en vivent.

Dans ce contexte, la tenue du Festival Images a été une véritable bouffée d'air et une forme de petit miracle.

C'est un festival que j'apprécie tout particulièrement par son parti-pris. Il consiste à amener la culture vers/avec les gens, dans les lieux qu'ils fréquentent ou qu'ils sont ravis d'investir.

Comme d'habitude, cette édition a été remarquable. Un grand merci à Stefano Stoll et à son équipe. Vivement 2022.

Il était une fois 2020… : St-Moritz - mercredi 21 octobre

Si nous avons été en mesure de débuter l'année académique 2020-2021 partiellement dans les salles de cours, la situation est devenue rapidement fragile et tendue.

Difficile de ne pas imaginer un retour au télétravail et à des formes de confinement.

Durant la semaine d'interruption des cours à la HEP Vaud, nous prenons un bon bol d'air en Engadine du côté de St-Moritz. La vallée se prête particulièrement bien à des promenades à pied. Certaines remontées mécaniques ou funiculaires sont également en fonction et nous permettent de prendre de la hauteur pour bénéficier de points de vue magnifiques.

La semaine de la reprise des cours sera la dernière où des activités en présentiel seront possibles. En moins d'une semaine, nous recevons trois directives différentes. Le vendredi 30 octobre marque le dernier jour de ce monde intermédiaire. Le lundi 2 novembre, nous passons à nouveau et, sauf exception, au télétravail et à l'enseignement à distance.

Il était une fois 2020… : Dans les vignes - jeudi 5 novembre

Avec le retour du télétravail et de l'enseignement à distance, je reprends mes promenades matinales dans la campagne avoisinante.

L'automne et ses couleurs sont bien là. Il faut reconnaître que c'est magnifique.

Néanmoins, il n'est pas question de revivre le même enfermement qu'au printemps. Je me rends à Lausanne le lundi pour débuter ma semaine et aussi un autre jour à Yverdon-les-Bains toutes les deux semaines (ou moins).

Désireux de limiter les contacts, je fais les trajets à moto.

Il était une fois 2020… : Première neige- mardi 1er décembre

En ce mardi 1er décembre, la première neige fait son apparition autour de la maison.

Ce moment-là est toujours magique. Ma promenade du jour sera un véritable enchantement.

Ainsi s'achève cette rétrospective de cette curieuse année 2020.

En même temps, il est difficile de parler d'une nouvelle année à partir du premier janvier. J'ai l'impression de ne pas sortir de l'année 2020. La situation sanitaire reste préoccupante. Le virus occupe largement nos esprits. L'arrivée du vaccin et la vaccination ne produiront que progressivement des effets sur notre vie sociale, culturelle, familiale et économique. Il se peut que la nouvelle année ne débute véritablement qu'en juillet.

Je vous adresse néanmoins tous mes meilleurs voeux à vous et à vos proches. Keep safe !

A Digital Project Handbook

Beth Fischer (boursière postdoctorale en sciences humaines numériques au Williams College Museum of Art) et Hannah Jacobs (spécialiste des sciences humaines numériques, Wired ! Lab, Duke University) proposent des ressources ouvertes, évaluées par les pairs, de contenus et d'informations relatives à la réalisation de projets numériques en sciences humaines.

Leur Digital Book offre

  • des conseils sur les flux de travail, les ressources et les principes de calcul ;
  • des sujets applicables à de nombreux types de projets;
  • un contenu modulaire et téléchargeable, permettant aux utilisateurs de créer des guides annotés personnalisés.

L'illustration ci-dessous synthétise la structure de leur projet et permet de visualiser les sujets abordés dans leur Digital Project Handbook :

Leurs ressources ouvertes comblent le fossé entre les tutoriels spécifiques présent sur la plate-forme et le discours disciplinaire en sciences humaines numériques.

Beth Fischer et Hannah Jacobs souhaitent ainsi combler le fossé entre les tutoriels spécifiques à la plate-forme et le discours disciplinaire en sciences humaines numériques.

Exemple : les projets temporels

A titre d'exemple, voici la traduction de la partie introductive de la page consacrée aux projets temporels.

Les projets temporels nécessitent rarement de nouveaux biens d'équipement, bien que vous puissiez y intégrer des sous-projets, comme des séquences vidéo ou des documents d'archives, qui nécessitent un équipement spécial. Il y aura parfois des coûts d'équipement pour des présentations spéciales de projets temporels, comme les panneaux d'affichage lumineux interactifs qui sont très populaires dans les expositions.

La plupart des programmes et des plateformes permettant de réaliser des projets temporels fonctionnent bien sur un ordinateur standard sans puissance de traitement supplémentaire, et nombre d'entre eux peuvent même être entièrement exécutés dans un navigateur web, ce qui permet de travailler facilement sur n'importe quel ordinateur connecté à Internet.

Les programmes utiles pour les projets temporels appartiennent généralement à l'une des trois catégories suivantes

- Les plates-formes ou programmes temporels qui vous permettent de créer une ou plusieurs séries d'événements d'idées en série.

- Les plates-formes de narration d'histoires comme StoryMapJS, ESRI Story Maps, ou les programmes qui aident à la création de récits de type cinématographique.

- Des programmes d'analyse de données et de réseaux comme Tableau ou GraphCommons, y compris ceux utilisés pour la cartographie, qui vous permettent de montrer comment les espaces, les idées ou d'autres facteurs évoluent dans le temps les uns par rapport aux autres.

[…]

Les matériaux proposés sont riches et intéressants et sont complétés par des études de cas significatives et documentées. Le tout forme une boîte à outils utiles et inspirantes relativement aux humanités à l'ère numérique.

Le site : A Digital Project Handbook

Accord sur le Brexit et dissolution de la Tchécoslovaquie

Actuellement le Brexit est dans sa dernière phase. Soit un accord est trouvé entre les Britanniques et les Européens. Soit les règles de l'OMC régiront les rapports entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne.

Alors que l'absence d'un accord paraît devoir coûter cher au Royaume-Uni, apporterait beaucoup de pagaille et compliquerait le retour à la croissance économique, on peut s'interroger sur la position britannique. Elle ne paraît pas rationnelle.

Or, il n'est certainement pas question de rationalité.

Souvenons-nous de la séparation de la Tchécoslovaquie après la chute du Mur. Là, également, le choix ne paraissait pas rationnel du côté de la Slovaquie. Elle était la partie la plus "pauvre" qui s'appuyait sur l'économie de la future République tchèque.

Pourtant, rien n'y a fait. La question de la souveraineté primait sur le reste. Peut-être pas que… mais dans les faits OUI.

Par ailleurs, du côté de l'Union européenne, certains pays, dont la France, ne sont pas prêts à lâcher, y compris sur des éléments qui peuvent paraître secondaires telle la question de la pêche.

Du côté européen également donc, des éléments pas forcément et entièrement rationnels concourent à prendre le risque et à privilégier une sortie sans accord plutôt qu'avec.

Malgré la pandémie et les conséquences d'un Brexit sans accord, je suis donc fortement persuadé, à ce stade, que nous allons assister à une sortie sans accord à ce stade.

A lire : Toujours pas d'accord sur le Brexit, mais des signes positifs venus de Londres

Song Sung Blue (Classic Diamonds)

Difficile de dire pourquoi certaines chansons ou certains chanteurs occupent une place si particulière dans notre existence. Mais il en est ainsi, pour moi, avec Neil Diamond.

Pour une raison que j'ignore, c'est un album 33Tours de Neil Diamond, une compilation en plus, qui a été un de mes premiers achats avec un album de Bob Dylan et une compilation des Beatles (mais par interprétées par les Beatles).

J'ai toujours été saisi, emporté par sa voix, les mélodies et la simplicité de l'ensemble.

Même si cela peut paraître gnangnan ou cucul, comme avec Play me:

You are the sun, I am the moon

You are the words, I am the tune

Play me

Mais ça fonctionne.

https://youtu.be/LuA2H-TU59c

https://open.qobuz.com/track/102663166

Rien ne vaut l'écoute de Neil Diamond, pour moi, alors qu'il fait nuit, que la neige tombe dehors et que le paysage est entièrement blanc luisant dans l'obscurité.

Voilà. Pas de raison de bouder mon plaisir.

Song Sung Blue (Classic Diamonds)
Label: Capitol Records
Composer: Neil Diamond

Trump récolte ce qu'il a semé, étonnant non ?

En se réveillant vendredi, certains Américains ont eu une réaction similaire à l'étonnante nouvelle selon laquelle le président des États-Unis avait été testé positif pour le Covid-19 après avoir minimisé le virus pendant des mois : Ce n'est peut-être pas vrai.

"Je n'y crois pas", a déclaré Anthony Collier, un camionneur d'Atlanta. "C'est comme s'il essayait d'obtenir de la sympathie."

Source : https://www.nytimes.com/2020/10/02/us/politics/trump-virus-trust.html